Le duo d’artistes-peintres, Abdeslam El Fakir et Mouna Dakkak, expose, jusqu’au 4 juin dans les cimaises du Théâtre Royal de Marrakech ses œuvres appelées «Passage».
Cet intitulé est en fait le thème choisi par ces deux artistes pour leur première exposition. A lui seul, Abdeslam El Fakir, également chercheur en sociologie et professeur de philosophie, livre, tel qu’il l’indique, une palette variée de styles et de compositions picturales colorées «au cœur de l’abstraction». Comme il l’explicite également, chacune de ses œuvres est «une exploration dans les pulsions créatrices avec des défis esthétiques différents». Il fait même valoir ses recherches en sociologie pour aborder, tel qu’il le révèle, «la question de la marginalité comme une forme de résistance face à l’esprit conventionnel de la société». Il a, de plus, recours aux lettres de l’alphabet qui, pour lui, constituent un outil de communication avec l’intellect, ainsi qu’à des couleurs neutres, telluriques, subtiles ou éclatantes, voire différentes matières comme les cendres, sol, foins, carton, vêtements usés.
De son côté, Mouna Dakkak, architecte de formation, donne à voir ses œuvres, à la fois, abstraites et figuratives. Chez elle, les formes abstraites s’interpénètrent, tel qu’elle le révèle. Le tout en les simplifiant. A cet effet, elle recourt, tel qu’elle l’exprime, aux «feutres acryliques, à l’acrylique sur toile ou encore au couteau». Comme elle aborde différents thèmes et sujets en faisant appel à son «imagination». Elle puise également dans ses «souvenirs, expériences marquantes, rêves et idéaux».










