Cinéma
Le nouveau film de Mokhtaria Badaoui et Nabil Ben Yadir sera projeté dans les salles de cinéma à partir du 9 septembre. Une œuvre singulière, portée par une histoire familiale et une volonté forte de donner aux mères et aux grands-mères la place qu’elles méritent sur grand écran.
Quelques années après «Les Barons», œuvre qui a marqué toute une génération par son regard social et son humour, le réalisateur franco-belge Nabil Ben Yadir revient à un cinéma profondément humain avec «les Baronnes». À l’origine de ce projet, sa mère, Mokhtaria Badaoui, qui nourrit depuis longtemps le sentiment que les femmes de sa génération sont insuffisamment représentées au cinéma. De cette réflexion est née une histoire pleine d’humour, de tendresse et de liberté. Le film sort dans les salles le 9 septembre. Le film «Les Baronnes» propose ainsi une rencontre singulière entre deux générations, deux regards et une même conviction : les mères et les grands-mères méritent enfin d’occuper le devant de la scène.
Quatre grands-mères sur scène
Au cœur du film, quatre grands-mères de Molenbeek décident de monter sur scène. Une initiative pour le moins inattendue qui va progressivement bouleverser leur quotidien, celui de leurs familles et, plus largement, la vie de leur quartier. Loin de réduire ces femmes au traditionnel rôle de mères ou de grands-mères, « Les Baronnes » leur redonne une voix, des envies et une capacité d’action. Elles deviennent les véritables héroïnes d’une histoire qui parle de vieillissement, de transmission, de famille, mais aussi de liberté et de reconstruction de soi. Le film joue ainsi sur plusieurs registres, entre comédie et chronique sociale, pour porter un regard tendre sur des femmes dont les parcours et les aspirations sont rarement placés au centre des récits cinématographiques. La particularité de «Les Baronnes» réside également dans son processus de création. Pour Nabil Ben Yadir, partager la réalisation avec sa mère constitue un geste artistique mais aussi intime. Le cinéaste revendique d’ailleurs cette position avec une certaine malice : «Ce n’est pas un film réalisé par moi… je ne suis que le fils de la réalisatrice». Une phrase qui résume à elle seule l’esprit du projet. Ici, la transmission n’est pas seulement un thème du film: elle est au cœur même de sa fabrication.
Un casting entre générations
Le film réunit un casting composé notamment de Saadia Bentaieb dans le rôle de Fatima, Rachida Boughanem (Meriem), Halima Amrani (Ramaïssa), Rachida Riahi (Ines) et Sanya Sridi (Najoua). À leurs côtés figurent également Chris Lomme, Joel Delsaut, Jan Decleir, Pitcho Womba Konga et Medhi Zellama. Produit par 10.80 Films, en coproduction avec Samsa Films, Special Touch et A Team Production, «Les Baronnes» entend conjuguer divertissement et réflexion sociale.
Une avant-première soutenue au Maroc
La sortie marocaine du film bénéficie de l’accompagnement de plusieurs partenaires, parmi lesquels le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) et la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Maroc. La Cinémathèque marocaine de Rabat, Cinerji et le Cercle des Lauréats de Belgique sont également associés à cette initiative, contribuant au rayonnement du film et à son dialogue avec le public marocain. Avec Les Baronnes, Mokhtaria Badaoui et Nabil Ben Yadir livrent finalement une œuvre qui dépasse la simple comédie familiale. C’est un film sur la mémoire, les racines et la transmission, mais surtout sur ces femmes qui ont longtemps vécu derrière les autres et qui, le temps d’un film, occupent enfin le premier rôle.










