Culture

Les indiscrétions du SIEL

© D.R

Ghita El Khayat : la révoltée
L’écrivain, poète et psychanalyste marocaine a déclaré en plein SIEL qu’elle refuse dorénavant de traiter avec les instituts français. À l’issue d’une conférence sur la poésie marocaine, cette auteur a fait part en aparté du dégoût qu’elle éprouve face aux comportements des missions culturelles françaises. Elle a décidé de ne plus participer à aucune de leur manifestation. « Je n’irais pas au Salon du livre de Tanger, ni aux rencontres internationales de poésie à Marrakech ». La raison « j’en ai ras-le bol qu’on nous prenne pour des minables ».

SIEL sans plan
Les visiteurs de la 11ème édition du Salon international de l’édition et du livre étaient nombreux à déplorer l’absence de signalisation au Salon. Ce fait partie des oublis des organisateurs. Un oubli qui porte préjudice à de nombreux stands puisque les visiteurs ne savent pas quelle direction prendre pour se rendre à tel ou tel stand de tel ou tel pays. Les prospectus du programme culturel distribués à l’entrée du Salon ne contiennent aucun plan. Ce qui est bien dommage. Un architecte rencontré au SIEL déclare « il aurait fallu prévoir des panneaux de signalisation à chaque grande allée du Salon ». Une manière de permettre aux visiteurs de ne pas tourner en rond et de profiter de tous les stands. À bon entendeur salut.

Ces stands qui font du surplace
Il est de ces stands à la 11ème édition du Salon international de l’édition et du livre qui sont immenses par leur grandeur mais qui n’offre pas de produits. Ils font plutôt office de décor. Les produits qu’ils présentent ne sont pas à vendre. C’est à voir seulement. C’est le cas par exemple du stand de la 2ème chaîne nationale qui est le partenaire officiel du SIEL. Son stand est installé dans une place privilégiée du SIEL. Dans ce stand de plus de 200m2, seuls deux téléviseurs et des fauteuils trônent dans l’espace. Un autre exemple frappant est celui du stand de l’Éducation nationale qui de sa part est installé sur une grande superficie et ne vend pas de livre ils sont là pour la promotion.

Stand Watanouna
L’association Watanouna présidée par l’actrice Naima Lmcharki a pu après multiples va et vient obtenir un stand. Ce dernier n’offre pas des livres. Deux à trois représentants sont debout, vous tirent à l’intérieur et vous invitent à signer une pétition pour la libération des Marocains séquestrés à Tindouf. Des sahraouies distinguées par leur habillement étaient nombreuses à signer. A côté Naima Lmcharki qui se trouve à toutes les sauces ces derniers temps (la HACA, Alif lam et maintenant Watanouna) est assise à côté d’un plateau de thé. No comment.

Les stands les plus attrayants du SIEL
Parmi les stands les plus agréables à voir au SIEL, c’est bien celui du pays invité d’honneur de cette onzième édition. Le stand espagnol. Des couleurs du drapeau national attirent l’attention, des tables très design sont installées à l’intérieur du stand pour permettre aux visiteurs de prendre le temps de feuilleter le livre à sa guise. Pour acheter un livre, il faut y prendre du plaisir. Conscients de cette réalité, les Espagnols montrent le bon exemple. A côté du stand espagnol, il y a également le stand de la Librairie nationale, filière Hachette International qui a opéré un bon étalage des ouvrages. Le stand du « Groupe des écoles» fait partie de ceux qui ont eu le plus de succès.

Lire votre journal

EDITO

Couverture

Nos suppléments spéciaux