L’esthétique du tigre sous le pinceau de Samira Benkhallouk

L’esthétique du tigre sous le  pinceau de Samira Benkhallouk

Sa voix et son aspect physique incarnent la force tranquille. Cependant, elle aime bien, contre toute attente, meubler ses œuvres de … tigres. «J’adore les animaux sauvages surtout la férocité des tigres», exalte l’artiste-peintre marocaine, Samira Benkhallouk qui prend part, depuis le 28 mars, à l’exposition collective «Cheval & chevalet» organisée en hommage à Pâris Paguidas, au W Golden Stables à Tahennaout, près de Marrakech. Pour concevoir ses toiles, cette artiste, dont les œuvres seront exposées jusqu’au 3 avril, opte notamment pour le «tigre blanc et le léopard de l’Atlas qui est en voie de disparition». «Quand je reproduis, à ma manière, le tigre, qui a pour moi une esthétique, sur mes œuvres, je me sens psychiquement soulagée. Ce sont des sentiments que j’exprime par une démarche artistique développée», avance-t-elle. Le tout en explicitant la différence de sa prédilection pour cet animal avec d’autres artistes qui font le choix du cheval. «Chaque artiste trouve son compte dans un animal pour exprimer ses sentiments, voire ses convictions. Pour ma part, je fais un changement pour échapper à la monotonie des chevaux sur toiles. Ce qui importe, c’est de faire un bon travail et qui serait à la hauteur», estime-t-elle en rappelant faire dans la configuration et le réalisme tout en recourant à la peinture à l’huile sur toile.

Quant à sa passion, elle remonte à son «enfance». «Depuis mon petit âge, j’avais des penchants pour l’art. Je dessinais à la manière d’enfants», raconte-t-elle en précisant ne pas avoir étudié cette discipline. Et pourtant, elle a eu l’occasion de participer à des expositions. «Hélas, des circonstances, liées à mon départ à l’étranger, ont fait que j’arrête. A mon retour, j’ai rencontré des pairs qui m’ont encouragée», se remémore l’artiste née en 1964. Dans ce sens, elle cite les plasticiens Hassan Chebbough, Rabiâa Echehd et d’autres auxquels elle doit une fière chandelle pour l’avoir également incitée à faire des recherches. Ainsi, Samira Benkhallouk, qui reproduit également des lions, girafes, oiseaux et chevaux, s’est frayée un chemin et a pu se produire au Maroc. C’est le cas de l’exposition «Anamel» (Doigts) organisée le 8 mars 2021 à l’occasion de la journée de la femme. De par sa passion, son art est même apprécié au niveau international. Après avoir également exposé en mode virtuel, il était prévu qu’elle participe à Malaga, avec l’artiste Zhor Maânani dans une exposition, cependant, reportée jusqu’en octobre faute de pandémie. En juillet prochain, il est prévu, selon l’évolution de la situation sanitaire, qu’elle expose en Egypte. Elle est également invitée à présenter ses œuvres en Turquie avec l’artiste libanaise Rima Awad. Des expositions qui contribueront également à la renommée internationale de son art particulier.

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