L’hommage des intellectuels marocains à une femme exceptionnelle

L’hommage des intellectuels marocains à une femme exceptionnelle

Présenté en avant-première à la troisième édition du Salon du livre d’Oujda, Lettres du Maghreb, en octobre dernier, le nouvel ouvrage intitulé «Fatema Mernissi, la savante et l’engagement» vient de paraître chez les éditions La Croisée des Chemins. Il s’agit d’un ouvrage de 156 pages réunissant les témoignages, les regards et les mots de reconnaissance de plusieurs belles plumes arabophones et francophones. Il y a lieu de citer Aicha Belarbi, Ali Amahan, Driss Guerraoui, Driss Ksikes, Houriya Cherif Haoaut, Jalila Sbaï, Latifa El Bouhsini, Miloudi Belmir, Mouhcine Ayouch, Najia Elboudali, Noureddine Saoudi, Nouzha Guessous, Rabéa Naciri, Wafae Guessous et Zakya Daoud. S’agissant des intellectuels arabophones, on retrouve Ahmed Taoufiq Zinebi, Amina Lamrini, Saadia Wadah, Touria Saoudi, Dayma Benkhouma, Said Boukhlitt, Abdelfettah Zine, Adnane Jazouli, Fatema Raji, Latefa Jbabdi, Leila Majdouli, Moukhtar El Harras, Nourreddine Mohakik et Yassin Adnan.

«Telle est Fatema Mernissi : une militante féministe intraitable contre l’iniquité sociale et l’exclusion, une scientifique d’envergure internationale et une artiste qui a su réactiver des figures de notre imaginaire ancestral pour fonder une société réconciliée avec son passé, ouverte sur le présent et penchée sur la nécessité de construire un avenir fait de modernité, de justice et d’équité où la femme et le féminin constituent des forces actives susceptibles de nourrir les projets de développement et de progrès. Sa disparition est, pour nous tous, une perte qui résonne très douloureusement en des temps où nous avons tant besoin d’une penseuse humaniste, courageuse et éclairée. Mais l’esprit ne meurt jamais surtout quand il est comme le sien pétri de noblesse et de volonté du meilleur. C’est pour cela que notre gratitude à son égard se veut, avant toute chose, fidélité à sa mémoire et volonté affichée de pérenniser sa pensée et son œuvre», a écrit Driss El Yazami, dans la préface du livre.

Pour rappel, Fatima Mernissi est une figure atypique de la scène intellectuelle marocaine. Sociologue, féministe, universitaire, elle a été connue pour son combat en faveur du féminisme et sa lutte contre le patriarcat au Maroc et dans le monde arabe. Elle a fondé le collectif «Femmes, familles, enfants» en 1981 et les «Caravanes civiques» pour établir un pont entre les populations rurales, urbaines et le monde de la culture. Elle compte à son actif de nombreux ouvrages sur le monde islamique traduits en plusieurs langues, dont «Le monde n’est pas un harem» (1991), «Sultanes oubliées : femmes chefs d’État en Islam» (1990) et «Rêves de femmes : une enfance au harem» (1998).

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