Amin Maâlouf remonte aux « Origines »
Brasser l’histoire des siens, revisiter leur mémoire, et ressusciter le destin de cette « tribu » Maâlouf qui, à partir du Liban, essaimera de par le monde- jusqu’aux Amériques, jusqu’à Cuba… Tel est l’objet du livre « Origines », que l’écrivain Amin Maâlouf vient de sortir aux éditions Grasset. Dans cette aventure qui court plus d’un siècle, le romancier du Rocher de Tanios et de Léon l’Africain convoque les morts, les vivants, les ancêtres, les fantômes; il explore leur légende ; il les suit à travers les convulsions de l’Empire ottoman; il observe cette diaspora de mystiques, de francs-maçons, de professeurs, de commerçants, de rêveurs polyglottes et cosmopolites. Il sait que leur sang fiévreux bat dans ses veines.
Et il sait que son propre parcours serait vain s’il n’était lui-même, par l’écriture et le cœur, fidèle à cette généalogie tumultueuse. Roman vrai ? Fresque taillée à même l’histoire ? Secrets de famille. Ces « Origines » sont, de fait, une majestueuse reconnaissance de dettes. C’est aussi uen longue et noble prière. Un chant d’amour à l’endroit d’une famille qui reste l’unique patrie de cet écrivain de l’exil. Né au Liban en 1949, Amin Maâlouf vit en France depuis 1976. Il est l’auteur de sept romans : Léon l’Africain, Samarcande, Les Jjardins de lumière, Le Rocher de Tanios (prix Goncourt 1993), Les Echelles du Levant, et Le Périple de Baldassare. Il a également publié Les Croisades vues par les Arabes et Les Identités meurtrières, ainsi qu’un livret d’opéra, L’Amour de loin. Son œuvre est traduite en trente-sept langues.
« Origines » d’Amin Maâlouf, éditions Grasset, 485
Anthologie de la poésie marocaine
«La poésie marocaine, de l’Indépendance à nos jours ». Ainsi est le titre de l’anthologie qui a paru récemment aux éditions La Différence. Avec cette anthologie, portant la signature d’Abdellatif Laâbi, nous accédons à un continent poétique en grande partie inexploré. Si l’on excepte le nombre restreint des auteurs écrivant directement en français ou traduits de l’arabe et publiés en France, la plupart de ceux représentés dans cette anthologie restaient à découvrir. L’événement est d’autant plus significatif qu’aucune anthologie de ce type n’avait été consacrée jusqu’à nos jours à l’un des pays du Maghreb ou à un autre pays du monde arabe (la Palestine exceptée). Dans un contexte historique où ce monde, en proie à ses démons, focalise les peurs et subit tant de malheurs, ce livre vient à point nommé pour nous révéler l’autre versant d’une telle réalité, celui où campent justement les poètes pour livrer leurs propres batailles. A cet égard, la poésie marocaine aura été, à n’en pas douter, exemplaire.
« La poésie marocaine, de l’Indépendance à nos jours », éditions Eddif, Abdellatif Laâbi, 270 pages.
« El tuerto es rey » de Carlos Fuentes se lit en arabe
«Al Miraat » (Le Miroir ) est le titre de la traduction arabe du livre « El tuerto es rey » de l’écrvain Carlos Fuentes. Parue aux éditions du ministère de la Culture, cette traduction a été réalisée par Mohamed Salhi et Mohamed Khallaf.
« Al Miraât » tourne autour de la créature et son créateur. La créature veut assassiner son créateur pour occuper sa place, mais quand elle le fait, elle affronte la question angoissée du néant.
Né au Panama en 1928, Carlos Fuentes, fils de diplomate, a accompagné son père lors de ses déplacements nombreux dans le monde. Pendant ces voyages, le jeune Carlos a pu s’enrichir de multiples expériences, avant de retourner, à l’âge de 16 aans, au Mexique où il est resté jusqu’en 1965. Parmi ses célèbres œuvres, on peut citer « Los dias enmascarados », « La region mas transparente », « La muette de Artemio Cruz », « Zona sagrada », « Terra nostras », « Gringo viejo » et « Cristobal nonato ».
« Al Miraât », Carlos Fuentes, éditions du ministère de la Culture, 94 pages.
Dictionnaire des écrivains marocains
Salim Jay a signé mercredi dernier au Carrefour des livres (Maârif-Casablanca) son livre intitulé « Dictionnaire des écrivains marocains ». Par ce livre, l’auteur ambitionne de dresser l’inventaire, certes non exhaustif mais représentatif des écrivains marocains.
Paru aux éditions Eddif Paris-Méditerranée, ce dictionnaire donne de chaque écrivain présenté un aperçu (notes bibliographiques et biographiques, accompagnées de traduction de quelques passages de leurs livres).
« Dictionnaire des écrivains marocains », Salim Jay, Eddif Méditerranée, 370 pages.
« Les Juifs de l’Andalousie et du Maroc » traduit en arabe
La traduction arabe du livre de Haïm Zafrani, Les Juifs de l’Andalousie et du Maroc », est parue aux éditions Marsam. Dans ce livre, traduit par Ahmed Chahlan, Zafrani, écrivain juif marocain décédé en 2004, met son lecteur sur les traces juives au sud de l’Espagne et à l’occident du monde musulman (Maroc). La présence juive est abordée sous différents angles : social, politique, culturel, artistique…
Dans ce livre, l’auteur loue le rôle joué par les Rois et le peuple marocain dans la protection des Juifs.
« Les Juifs de l’Andalousie et du Maroc », Haïm Zafrani, traduction arabe d’Ahmed Chahlan, 307 pages.
Poésie : le nouveau Driss Bellamine
« L’Aube et la nuit » est le titre du nouveau recueil de Driss Bellamine. Comme ses recueils précédents, « L’Oiseau ciliaire » (1981), comme « De Songe et d’Onciale» (1986), comme « Ephémérides Ephémérides » (1999), « L’Aube la Nuit » puise son inspiration dans les sources pures de la poésie. Fortement ancrée dans le vécu, cette poésie, rythme et image, informe une surréalité qui légitime la contingence.
Driss Bellamine est professeur à l’Université Mohammed V de Rabat.
« L’Aube la Nuit », recueil de poésie de Driss Bellamine, éditions l’Harmattan, 84 pages.









