Livre

Dans son premier et nouveau livre: Taoufik El Ouadie creuse des souvenirs issus de l’histoire du Maroc

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L’écrivain marocain, Taoufik El Ouadie, vient de publier chez la maison d’édition Al Haditha son premier et nouveau roman intitulé «Souvenirs».

Dans cette œuvre, qu’il signera dimanche 19 février (16 heures au stand du CNDH) dans le cadre du 23ème SIEL, l’auteur remonte le temps à une ancienne période du Maroc en établissant des rapports entre cette ère et le présent. «Il était question, pour moi, d’écrire l’histoire du Maroc pour la présenter aux générations futures», indique Taoufik El Ouadie qui précise que sa démarche consiste à révéler que le temps présent est le résultat du vécu de certains individus ayant témoigné de la période coloniale et celle qui l’a suivie.

Pour concevoir cette œuvre écrite en quatre ans, l’auteur a «spontanément opté pour la forme du roman réaliste». Le tout étant garni de fiction que Taoufik El Ouadie exprime par un récit relaté par des aïeuls, déjà partis à l’au-delà, à leurs petits-enfants. «Le roman raconte l’histoire d’amour née il y a 50 ans, entre Thouria Essekkat et Mohamed El Ouadie El Assafie, glissés dans la peau des grands-parents ayant une passion en commun pour la patrie. Ils ont d’ailleurs milité, de leur vivant, pour l’indépendance du pays», détaille l’auteur en précisant que ce militantisme s’est poursuivi jusqu’après l’indépendance pour un Maroc libéral. Cependant, le récit composé de 5 chapitres ne se limite pas seulement à cette ère traitée outre le colonialisme en 3 phases, il s’étale plutôt jusqu’à la phase de l’alternance, traitée en dernier chapitre du livre et abordée après la phase post-coloniale en 3 phases.

«Le récit est agrémenté d’un autre personnage qui est la tante paternelle, Assia El Ouadie», ajoute l’auteur qui rappelle que son livre est dédié à toute personne ayant subi une souffrance de par son militantisme. Pour ce faire, Taoufik El Ouadie, junior de sa fratrie, a eu recours aux carnets de ses parents, à savoir Mohamed El Ouadie et Thouria Essekkat, qu’ils n’ont pas écrits de leur vivant. «Quand j’avais l’âge de 8 ans, j’accompagnais mon père en prison pour rendre visite à ses amis militants à l’instar d’Abderrahim Bouabid et Abderrahmane El Youssoufi», se souvient l’écrivain dont les frères (Salah et Aziz) ont été détenus quand il avait 12 ans. C’est donc le récit d’une souffrance. «Le livre retrace des émotions et situations de personnes qui nous ont appris l’amour de la patrie», précise Taoufik El Ouadie, également ingénieur, en caressant l’espoir de voir notamment les jeunes lire ce récit afin de prendre connaissance de l’histoire de leur pays.

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