En confinement : Voici une sélection de livres marocains à lire

En confinement : Voici une sélection de livres marocains à lire

En cette période de confinement, la lecture demeure une belle échappatoire. Nous proposons, à cet effet, une sélection de livres marocains hilarants afin de mieux s’occuper l’esprit en cette difficile conjoncture sanitaire. Des œuvres qui, au fil de la lecture, ont laissé voir le sens de l’humour de leurs auteurs dont certains sont médecins.

De quoi rappeler l’énorme valeur ajoutée des thérapeutes en ces moments, le choix de ces œuvres s’étant fait selon leur caractère amusant et réaliste à la fois, de quoi aussi se divertir un peu en ces temps et mieux se mettre à l’esprit qu’après toute crise, il y a une belle reprise.

Dr Souad Jamai se glisse dans la peau d’un médecin homme

Dans «Un toubib dans la ville», Souad Jamai, également cardiologue, se glisse dans une peau masculine pour raconter l’histoire d’un médecin qui vient d’ouvrir son nouveau cabinet. Il a affaire à différents patients aux tempéraments variés. «Monsieur, est-ce que votre femme peut répondre elle-même si vous le permettez ?», peut-on lire dans la page 30 du livre. Dans ce sens, Dr Jamai indique avoir eu recours à des personnages fictifs ayant fréquenté son cabinet ou celui de ses collègues. L’auteure, qui raconte le tout avec un brin d’humour, pointe aussi du doigt des apparences et de fausses croyances sur le métier de médecin.

Une quête hilarante de notre vérité «Schizophrénie quantique» par Nawfal Jorio

Dans son roman «Schizophrénie quantique», l’auteur Nawfal Jorio raconte l’histoire d’un personnage à la recherche de la vérité de l’existence. «La quête de ce personnage a pour objet de l’amener à dépasser sa cupidité et son égoïsme pour enfin comprendre qui est vraiment son être profond et les liens solidaires qui l’unissent à l’altérité», précise l’auteur. Dans l’intrigue, le personnage principal, Kabbour Abdelghany Smires, a une voix qui retentit dans les tréfonds de l’âme en posant constamment la question existentialiste : «Qui es-tu?» !. Aucun médecin n’a réussi à lui donner une réponse à cette question existentialiste dans cette œuvre dont l’idée est, selon l’auteur «de mettre en avant les ponts qui se dessinent entre la science et la spiritualité, notamment à travers les découvertes mises en évidence par la physique quantique».

Jean Zaganiaris décrit son amour marocain sur fond de maladie du cœur

Installé au Maroc, Jean Zaganiaris, y a publié «Un cœur marocain». Il raconte le parcours d’un journaliste grec, qui découvre, par un médecin, être atteint d’une maladie cardiaque. Il finit par consulter une spécialiste qu’il trouve belle et attentionnée. Des faits jalonnés par l’hospitalisation du journaliste que l’auteur raconte de manière tantôt hilarante, tantôt triste. Au fil de l’intrigue, un amour se nourrit entre les deux. Au-delà de cette histoire d’amour, le roman soulève, selon son auteur «des questions sociales telles que la marchandisation de la santé, la place des personnes à besoins spécifiques».

«Et la vie continue…» Incitation à la belle existence

C’est le credo de l’écrivain Jad Benhamdane dans son livre «Ma vie en marche». Une autobiographie que l’auteur myopathe écrit avec sens de l’humour pour raconter des anecdotes en milieu scolaire et familial, ainsi que pendant les vacances. De quoi procurer au lecteur une joie dont l’auteur, qui préfère, au lieu de personne valide ou invalide, l’expression de personne «ordinaire ou extraordinaire», s’est lui-même imprégné en ayant de la volonté et en s’entourant de personnes qui lui en ont procuré comme il le précise. Selon ses dires, son œuvre exprime «le besoin de vulgariser la vie des personnes extraordinaires».

Une belle note d’espoir ! Intissar Haddiya donne de l’espoir…

Elle est donnée par l’auteure, Intissar Haddiya», également néphrologue, dans son roman «Si Dieu nous prête vie …». Une œuvre dans laquelle les différents personnages ont pour point commun la maladie qu’ils défient par cette espérance. Chacun ayant sa propre histoire avec la maladie et sa manière de réagir, dans la salle de dialyse d’un hôpital, à la douleur. L’auteure y introduit même une histoire d’amour. «C’est une façon de dire qu’au-delà de leur statut de malades, ces personnes demeurent des individus à part entière, qui ont besoin d’aimer et d’être aimées. Et c’est là une dimension qu’il convient de ne pas omettre lors de leur prise en charge», estime Dr Haddiya. Et ce n’est pas tout. La néphrologue livre également des regards existentialistes. «La vie est truffée de difficultés et de défis. Admettre que ces difficultés lui sont inhérentes, capitaliser dessus pour avancer et en faire une force demeure la meilleure approche», conclut l’auteure dont le roman donne une lueur d’espoir.

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