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Incitation à la belle existence

Incitation à la belle existence

L’écrivain Jad Benhamdane, lui, a adopté la deuxième option pour relater son autobiographie avec sens de l’humour dans «Ma vie en marche», son nouveau et premier livre. Déjà le titre et l’illustration de la couverture laissent comprendre que la vie continue pour cet auteur malgré les difficultés qui la jalonnent depuis un âge très précoce. L’intitulé de l’œuvre insinue également une personne qui, bien qu’elle soit astreinte à demeurer assise sur une chaise roulante à longueur de journée, mène une vie normale à l’instar de celle d’un valide.

D’ailleurs, la lecture de l’œuvre confirme ce constat. En fait, tout lecteur, quel que soit son état, peut se retrouver dans ce récit captivant. Quant à l’appellation «valide» ou «invalide», l’auteur la rejette. «Je préfère ordinaire ou extraordinaire», explique à ALM Jad Benhamdane dont l’œuvre est largement meublée d’anecdotes en milieu scolaire et familial, ainsi que pendant les vacances. De quoi procurer au lecteur une joie dont l’auteur s’est lui-même imprégné en ayant de la volonté et en s’entourant de personnes qui lui en ont procuré. A commencer par son frère, entre autres, qui est atteint de la même maladie que l’écrivain myopathe.

«C’est grâce à mon frère que j’ai aiguisé mon sens de l’humour que j’ai pris pour une excellente arme», confie l’auteur qui a, outre la langue de Molière, eu recours à l’arabe dialectal dans certains passages. De quoi exprimer davantage ce sens de l’humour dont l’auteur jouit. «Je voulais être spontané et demeurer fidèle à moi-même. D’autant plus que l’alliage du français raffiné à la darija a donné une musicalité à l’œuvre», avance Jad Benhamdane qui estime que «l’écriture est l’apogée d’un exercice thérapeutique permettant de retrouver son for intérieur». Pour l’heure, l’écrivain, dont l’éditeur s’apprête à imprimer une nouvelle édition, est également financier.

«La différence ne limite pas le potentiel», estime Jad Benhamdane qui a achevé son récit, lequel a pris trois ans de rédaction à partir d’un brouillon de 30 ans, par un dénouement tragique, celui de la mort de son frère. «Le malheur n’épargne personne», enchaîne l’auteur, qui a éprouvé, à travers son œuvre, le besoin de vulgariser la vie des personnes extraordinaires. Un récit dont la lecture vaut le détour !   

Editions : Afrique Orient. 80 DH

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