La sélection de la semaine

La sélection de la semaine

Highland Fling de Nancy Mitford
 

Paru en Angleterre en 1931, Highland Fling est le premier roman de Nancy Mitford. Avec un humour grinçant, elle y dépeint les us et coutumes de ses contemporains aisés et insouciants en cette période de l’entre-deux-guerres. Son héroïne, Jane Dacre, nous convie à une majestueuse garden-party organisée dans un grand domaine écossais. L’arrivée d’Albert Gates, peintre surréaliste fantaisiste, va perturber le cours paisible et conventionnel des festivités…
Nancy Mitford livre une comédie mordante, qui sonne d’autant plus juste qu’elle côtoyait quotidiennement cette société mondaine dont elle décrit comme nulle autre les comportements et les travers.

Editions Christian Bourgois. 150 DH.

 

 

 

 

Toute la terre qui nous possède de Rick Bass
 

Une femme sublime à la pâleur surnaturelle, un chasseur de trésor unijambiste, un éléphant de cirque en cavale, un poisson-chat gigantesque, des chercheurs de pétrole tenaces : telles sont quelques-unes des créatures qui traversent ce roman foisonnant.  Entre deux décennies, Rick Bass transforme la région texane d’Odessa et le Mexique en paysages fantastiques où se croisent des personnages mus par des désirs bien réels et des créatures légendaires. À l’image de Max Omo, qui s’efforce de sortir sa famille de la misère en faisant commerce du sel qu’il extrait d’un lac voisin. Tandis que, trente ans plus tard, le jeune géologue Richard, chargé de superviser l’exploitation de puits de pétrole, arpente le désert texan à la recherche de fossiles et d’ossements…
Toute la terre qui nous possède témoigne ainsi de l’incroyable sens de l’Histoire et de la topographie qui traverse toute l’œuvre de Rick Bass.

Editions Christian Bourgois. 150 DH.

 

 

Oeuvres vives de Linda Lê
 

Au cours d’un séjour au Havre, un jeune journaliste découvre un livre d’un mystérieux écrivain nommé Antoine Sorel. La lecture de ce roman le bouleverse, il s’interroge sur son auteur, dont il sait seulement qu’il a vécu toute sa vie dans cette ville portuaire. Le lendemain de sa découverte, il apprend la mort, à quarante-cinq ans, de l’écrivain. Pour payer sa dette de lecteur, et parce que, pense-t-il, la mort ne doit pas avoir le dernier mot en littérature, il décide de ressusciter Antoine Sorel à travers un livre d’hommage. En rencontrant ses proches, en faisant sienne la forme d’une ville, en enquêtant auprès des femmes que Sorel a aimées, il ne cherche peut-être pas seulement à assurer le salut de l’écrivain, mais aussi le sien.
Livre des solitudes et de la quête des origines, ce roman est d’abord celui de la ferveur et de son pouvoir de résurrection.

Editions Christian Bourgois. 150 DH.

 

 

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