Un manifeste du Nouveau Monde : «Maroc, de quoi avons-nous peur?»

Un manifeste du Nouveau Monde : «Maroc, de quoi avons-nous peur?»

Que nous le voulions ou non, nous sommes à un tournant fatidique et salutaire. L’histoire se répète et de notre «peste» moderne naîtra un nouvel ordre.

L’ère du virus impose le changement

L’histoire encore récente de l’après-Seconde Guerre mondiale a mis en place les concepts de sécurité sociale et des systèmes de retraite. Si nous revenons plus loin, la peste en 1348 a instauré la première classe ouvrière, aboli la servitude et imposé les salaires.
Nous ne sommes pas en guerre, certes, mais nous organisons une résistance.

Le confinement et la quarantaine soulignent l’importance du tissage du lien social et l’acquis est perdu redonnant consonance aux priorités de la vie au sens primal.
Ainsi, le Maroc que nous aimons, mais pas seulement, le monde se prépare à un renouveau ou à un changement de paradigmes fondamentaux.
Le sens est au ralentissement et à l’appréciation. Le tout technologique est troqué pour le tout écologique et les discours fusent en projections invectives. Il est indéniable que le Maroc en protagoniste moteur de l’Afrique a un rôle pathognomonique déjà incarné. Le Maroc est cité en exemple et est un modèle.
Le tournant actuel dans une spontanéité patriotique a été ressenti et réfléchi par 54 auteurs de différents bords, et sans attribut aucun à part une marocanité ancrée et une vision fusionnée.

Ainsi, écrivains, chercheurs, sociologues, acteurs, réalisateurs, adolescents, médecins, journalistes, économistes et psychiatres réfléchissent le Maroc de demain à l’avènement de l’après-Coronavirus car que nous le voulions ou non, nous sommes à un tournant fatidique et salutaire. L’histoire se répète et de notre «peste» moderne naîtra un nouvel ordre.
Ce nouvel ordre pourrait être une empreinte marocaine et par conséquent africaine; nul besoin de nous inspirer puisque le Maroc est inspirant.
Nourredine Bousfiha et Najib Abdelhak, en vrais chefs d’orchestre, ont pris la mesure de 54 auteurs tissant un parchemin de vérité et de projection pour une vision purement marocaine.

Les piliers s’érigent sur un socle épuré sans langue de bois. Un véritable diagnostic pour une santé maroco-africaine remodelée. Education, culture, santé, société, libertés, économie, écologie, sécurité et valeurs sont abordées avec une ligne directrice commune, soit une vision humaniste et solidaire dans la continuité du Maroc politico-social qui a mené le sans-faute aujourd’hui source d’inspiration mondiale et gouvernail africain certain.
Dans ce sens Jean-Marie Heydt, le grand chercheur, auteur d’un ouvrage de référence sur le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, souligne que «ces auteurs savent et mesurent à quel point la population a des raisons de désespérer, et ils ne veulent le taire, car ils savent également qu’au Maroc, (…) nous avons aussi de nombreuses raisons de nous réjouir, il faut le dire».

Ils n’hésitent pas un instant à souligner l’importance d’avoir «un Souverain éclairé qui pousse au progrès (…) et qui (…) œuvre pour l’État de droit. Les lois [certes] œuvrent à garantir un Etat de droit. Mais l’homme, dernier pilier nécessaire à la concrétisation et au respect de cet Etat de droit, [quant à] lui, est faillible». Tous s’accordent à penser que les opportunités économiques existent, que la population jeune est un atout majeur, que le territoire offre encore de sérieuses potentialités et de fait, tout le monde se doit de donner l’exemple, car le Maroc se trouve à un carrefour : le croisement d’affluences et d’influences entre l’Afrique et l’Europe.

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