Culture

L’un fait le succès de l’autre

Le dernier exemple en date, remonte à ce mois sacré lors duquel le téléfilm «Hfid elhaj», réalisé par Rachid El Ouali, a été projeté sur la chaîne Aloula sur fond de musique faite par les soins du chanteur Issam Kamal et d’Amir Ali. Le même réalisateur avait eu recours à Asmae Lemnawer pour sa série télévisée «Nass elhouma». A son tour, Issam Kamal avait allié sa voix à la série «Zina» de Driss Roukhe. L’on se souvient que dès le début du générique de celle-ci, entre autres, les télévisions étaient activées à fond et les paroles étaient fredonnées par les téléspectateurs à longueur de journée. Alors qu’est-ce fait le succès d’une œuvre artistique ? Son générique? Ou bien son contenu ?

Le tout en un

«C’est toute une œuvre. Un film ne se fait pas avec une seule personne. Pour ma part, j’essaie de collaborer avec des personnes en qui je peux faire confiance. Ainsi, le travail serait apprécié par le public», estime Rachid El Ouali qui trouve que la musique d’une œuvre demeure très importante. Pour le réalisateur, également acteur, qui a conçu les paroles de la chanson Nass elhouma, «le générique rappelle bien une œuvre. Comme il crée un écho chez le public qui ne cesse de le chanter». Un point de vue partagé par l’artiste Issam Kamal.

Même heure, même chaîne

Pour ce chanteur, «les téléspectateurs captent la mélodie d’une chanson rapidement. En même temps, le générique fait également du marketing pour une série». Selon Issam Kamal, qui ne cache pas sa fierté du succès que «Zina» lui a procuré, le passage à une heure et chaîne précises, ainsi que la diffusion de la chanson illustrée par des scènes de la série «boostent la chanson».
A son tour, la chanteuse Nabyla Maan abonde dans le même sens. «Cependant la chanson doit être captive et en parfaite concordance avec le thème de l’œuvre», enchaîne l’artiste qui trouve que le générique de Bnat Lalla Mennana était d’une réussite remarquable. «L’histoire de l’œuvre nous avait bien inspiré mon mari, qui est mon manager, et moi, du coup nous avons réussi à tisser une musique simple et agréable. Et il est certain que cette chanson s’est ajoutée à mon actif comme une belle réussite dans ma carrière», confie-t-elle.

Une bonne histoire avant tout

«Il est vrai que le générique permet au public de se remémorer la série, mais il faut une bonne histoire quand même», précise Yassin Fennan, réalisateur de «Bnat lalla Mennana» et «Waadi», série à succès lors de ce mois de Ramadan sur Al Oula.

La vision de Driss Roukhe

Pour ce réalisateur, «un générique est susceptible d’exprimer plusieurs idées». Selon Driss Roukhe, également acteur, il existe différentes manières de concevoir un générique. Il a conduit dans ce sens son expérience avec sa série diffusée au long de ce mois. «Dans Hibal Errih, j’ai opté pour une musique universelle sans paroles. Le tout dans un générique en 3D qui raconte un peu mon univers. L’idée était aussi de donner de l’imagination au téléspectateur», détaille le réalisateur en rappelant le concept de «Dar elghizlane». «La chanson de cette série peut raconter l’univers de personnages de façon dramatique», a-t-il enchaîné en concluant que le concept du générique est censé être «léger et compréhensible. Ainsi, le public pourrait comprendre la nature du film, voire de la chanson».
 

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