«Nature vive» est l’intitulé de l’exposition de l’artiste plasticienne Malika Demnati El Mansouri, visible du 12 décembre au 2 janvier 2024 à la Galerie Bab El Kebir de Rabat. Elle offre des toiles, de diverse dimensions et supports. Elle se complètedans une profusion de tons et de matières.
Après son exposition «Le vivre-ensemble» en 2019, l’artiste Malika Demnati El Mansouri revient, cette fois-ci, avec «Nature vive», une exposition sous le signe de l’écologie et un hymne à la coexistence, au respect des différences et à la tolérance. Organisée sous l’égide du ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication, cette exposition est prévue du 12 décembre au 2 janvier 2024 à Bab El Kebir (la grande porte) des Oudayas de Rabat. «Cette nouvelle exposition dans ce lieu mythique et intimidant qu’est Bab El Kébir sera une promenade du jardin à la mer, comme l’est le parcours magique des Oudayas, de son merveilleux jardin andalou vers la plage de Rabat…», écrit l’artiste dans le catalogue de l’exposition. Des plantes, des fleurs et des couleurs. Datura jaune, dombaya rose, hortensia, medinilla, aloe vera, agave bleue, les citrons bio, figuier de barbarie, coquelicots, mimosas… Vert de Hooker, rose de quinacridone… l’artiste offre des toiles, de diverse dimensions et supports. Elles s’offrent à notre regard, elles se suivent, se communiquent, se complètent dans une profusion de tons et de matières. Des détails sont scrutés à la loupe et agrandis avec un traitement mi-réel, mi-imaginaire. Il faut dire qu’une grande partie de ses œuvres est exécutée au temps de la Covid, le temps de l’appréciation des petits plaisirs de la vie et du questionnement sur soi. Une fois le confinement terminé, retour à l’espace public, à la plage, à la mer. Et c’est le vivre-ensemble que continue de célébrer Malika Demnati sur les sables dorés des plages de Rabat. Des femmes voilées, d’autres en maillots de bain, des enfants qui se chamaillent, des couples qui se tiennent la main… Huile sur toile, photographie et pastel à l’huile sur carton… des œuvres où les personnages s’animent, suspendus dans des espace-temps infinis évoquant un Maroc éternel et multicolore ô combien cher à la plasticienne. «J’ai tenté de sublimer ces instants que je saisis à travers mon objectif par les couleurs vives qui touchent mon regard et m’interpellent, je les oppose au blanc de la lumière du soleil, ce qui permet de mieux révéler les scènes qui me mon vibrer», indique-t-elle.
Ceci étant, Malika Demnati El Mansouri n’est plus à présenter. Elle est l’une des artistes confirmées. Elle avait obtenu son baccalauréat en 1983 au Lycée Descartes à Rabat, puis elle a étudié l’ingénierie agricole en Allemagne. Petite fille de l’artiste Geneviève Barrier Demnati (1893-1964), à qui elle consacre un beau livre-hommage, Malika Demnati El Mansouri, qui a suivi les cours de peinture dans l’atelier de Raymonde Rousseau et une formation de graphiste, expose depuis le début des années 90.









