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Marrakech vibre sur des airs traditionnels

Marrakech vibre sur des airs  traditionnels

Ouverture du 51ème Festival national des arts populaires

Le Festival national des arts populaires (FNAP), dont la 51ème édition s’est ouverte officiellement samedi soir au palais El Badie, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, allie différents patrimoines. Entre troupes issues du Nord, du Sud, de l’Est, et de l’Ouest du Royaume, le public de Marrakech, dont celui étranger, a bien trouvé son compte lors du spectacle d’ouverture marqué par la présence du wali de la région de Marrakech-Safi, gouverneur de la préfecture de Marrakech, Karim Kassi-Lahlou, aux côtés d’autres responsables.

Trois hommages dont un posthume
Ainsi, le concert, qui a démarré par des acrobaties, a été lancé par une troupe gnaoua dont le maâlem Abdelkébir Merchane Lecheheb, ayant commencé sa carrière à l’âge de dix ans pour s’étaler sur plus d’un demi-siècle qui s’est vu rendre un hommage. Un autre honneur a été fait au président de la troupe El Haouzi, El Hachemi Choukri, qui a démarré sa carrière à 18 ans pour préserver son art populaire qu’est l’art de l’Al Aïta du Haouz avant d’atteindre 79 ans. Quant à l’hommage posthume, il a été rendu à l’un des pionniers de la dekka marrakchia, Abderrezzak Belmkaddem.

700 artistes de tout le Maroc
A cette occasion, Mohamed Knidri, président de l’association Grand Atlas, initiatrice du festival aux côtés du ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication ainsi que leurs différents partenaires, indique: «Nous sommes heureux de vivre cette fête dans le cadre de la 51ème édition du FNAP». «Ce sont plus de 700 artistes de toutes les régions du Maroc. De Tanger à Lagouira et de Safi à l’Oriental», poursuit-il en louant la beauté des arts populaires diversifiés. Le tout en devant une fière chandelle aux sponsors du festival qui se poursuit jusqu’au 5 juillet. La particularité de cette édition étant, tel qu’il l’indiquait vendredi à ALM en prélude au démarrage de la parade qui a sillonné pendant un peu plus d’une heure les grandes artères de la ville pour le grand bonheur des Marrakchis, qu’elle est «venue juste après la pandémie qui a stoppé les activités culturelles pendant deux ans». «Elle vient donc relancer la saison artistique. Nous avons voulu en faire une édition exceptionnelle dans la mesure où nous avons invité 34 troupes qui vont se produire au niveau du palais Badii et une autre vingtaine va animer les grandes zones de la ville et la médina».

Un florilège de rythmes
Après la dekka marrakchia, place aux différents rythmes. Entre Reggada, Tissa de Fès-Meknès, Guedra de Guelmim, Aklal Essif de Darâa-Tafilalet, Houara de Souss, Tiskouine de Marrakech-Safi, Ahouach d’Imintanout, Tisset de Tata, Regba de Drâa-Tafilalet, Aissaoua, Hessada, Ait Bougmaz de Béni Mellal-Khenifra, Aouad Meskina d’Ait Baamrane, Ait Hdiddou de Drâa-Tafilalet, Abidat Rma de Béni Mellal-Khenifra,Ahidouss Tighssline de Béni Mellal-Khenifra, Kalaat Megouna de Drâa-Tafilalet, Ahwach Tafraout de Souss-Massa et Ahwach Ouarzazate de Drâa-Tafilalet, les troupes populaires de toutes ces régions se sont enchaînées l’une après l’autre, pendant environ une heure et demie pour se rassembler toutes à la fin formant ainsi une fresque haute en couleur.

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