Mohamed Amin Kihal, un acteur à la quête de professionnalisation

Mohamed Amin Kihal, un acteur à la quête  de professionnalisation

Il adore les animaux et ils le lui rendent bien

Un artiste galant, c’est du jamais vu. L’acteur marocain Mohamed Amin Kihal, lui, l’est. «Je ne peux pas m’empêcher d’offrir une fleur à toute femme que je rencontre», exalte-t-il pour exprimer sa courtoisie. Un geste doublé, à la fois, de calme et de force tranquille qu’il incarne en vie privée et en personnification. Pour se frayer un chemin en acting, il choisit la voie délicate après une carrière de 13 ans en musique. Au lieu de multiplier les castings et les expériences sur un curriculum vitae, il a tourné un remake d’une œuvre indienne réalisée à Tollywood pour soumettre sa personnification aux professionnels d’ici et d’ailleurs. «J’ai beaucoup aimé le film et son personnage. Alors j’ai parlé à mon ami, le réalisateur Saqr Zanati, pour en faire le remake avec une créativité tout en nous montrant différents», révèle-t-il. Pour ce faire, l’acteur s’est entouré d’une équipe créative sans recourir à une boîte de production.

«J’ai dû casquer pour réaliser cette œuvre en minimisant les coûts», confie Amin qui peut même faire la musique de films puisqu’il est multi-instrumentiste.
Pour tourner ce remake, il a pensé à tout. Il a remué ciel et terre pour reproduire les mêmes décors de l’œuvre indienne et trouver des espaces adéquats pour tourner les scènes révélant son talent en personnification. Et qui cherche trouve. «Nous avons commencé par tourner les séquences voulues avec le même cadre et plan», enchaîne-t-il. Quand bien même, il a eu des retards «faute de budget». «Nous avons intermittemment travaillé pendant environ 3 mois. Finalement, nous avons pu faire les séquences voulues dans les délais impartis. Pour ma part, ce retard était en ma faveur parce que cela m’a permis de mieux travailler sur le personnage au point de perdre 11 kilos pour les besoins d’une séquence montrant mon changement face à un miroir. Beaucoup d’Indiens ont joué ce rôle mais personne n’a pu bien faire la séquence du miroir. Et plus on tournait plus je me glissais dans la peau du personnage composé et triste», poursuit l’artiste. Pour lui, les Indiens ont une musique qui a beaucoup de spiritualité et leur cinéma est différent.

C’est pour cela qu’il les aime. Et ce n’est pas tout. «Nous avons tourné avec une chienne comme dans le film initial», ajoute-t-il. Là, l’artiste a toute une histoire avec les animaux. Il a un «courant spirituel» avec eux. En fait, il les adore et ils le lui rendent bien. «J’ai un faible pour les animaux, notamment les chats et chiens. Je les adore depuis que j’étais enfant. Tout a commencé avec un chat et un fromage. Puis, je me suis retrouvé à nourrir des dizaines puis des centaines de chats. J’achète des croquettes au kilo pour eux ainsi que pour les chiens. Dès qu’ils me voient, ils s’attroupent autour de moi. Et quand je ne sors pas de la maison, ils aboient et miaulent au-dessous de la fenêtre», indique-t-il. Mieux encore, il prend bien soin d’eux. A cet effet, il conçoit une maisonnette pour chats avec les soins d’un artisan. Pour promouvoir l’idée, Amin a créé un profil sur face pour montrer son expérience. Les internautes le consultent même pour des conseils en sauvetage. «Ainsi, j’ai gagné en renommée auprès de vétérinaires.

Quand je trouve un chat malade, je lui loue un espace. Dernièrement j’ai fait un petit projet pour un chat handicapé, j’ai eu envie de l’aider en concevant avec l’aide d’artisans un schéma de chariot pour lui. Et cela a marché. Ainsi, les vétérinaires me contactent pour ces chariots», lance-t-il. Cependant, l’artiste ne veut pas s’engager à fond en protection animale bien qu’il ait fourni un grand effort pour que les gens adoptent les chats de rue pour propager la culture d’adoption d’animaux. Il peut même jouer au piano avec un chat entre les mains pour donner envie aux gens de l’adopter.
Pour l’heure, il a plein de chats à fouetter. «J’essaie de me frayer un chemin en cinéma», lance-t-il sans détour. Cependant il ne veut pas se cantonner au cliché indien. «Bien que je sois sérieux, j’ai fait une séquence comique. Je peux changer. Pour moi, l’acteur c’est celui qui change. Il ne faut pas toujours avoir le même poids et la même coiffure», ajoute-t-il. Dans l’avenir, il veut être surtout professionnel. «Grâce au remake, j’ai eu des offres. J’ai fini par signer avec cette boîte en tant que responsable de casting pour me frayer un chemin en personnification», reconnaît-il.

Pour le moment, il travaille, avec cette société sur le projet en plein tournage à Safi d’un long-métrage de Mustapha Faker avec Atlas multimedia, en tant que cast. «J’ai appris que le réalisateur veut me donner une séquence d’ivrogne. J’ai accepté», indique-t-il en tenant à la voie professionnelle après avoir conçu des courts-métrages. «Je veux vraiment commencer la carrière d’acteur», conclut-il.

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