«Regards croisés», tel est l’intitulé de l’exposition organisée au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain à Rabat. Elle réunit, pour la première fois au Maroc, Marc Riboud et Bruno Barbey qui comptent parmi les plus grands photographes du XXe siècle.
Après avoir accueilli plusieurs artistes du monde entier, le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain à Rabat met à l’honneur cette fois-ci les œuvres de Marc Riboud et Bruno Barbey, deux grandes figures de la photographie mondiale. Ils se sont réunis autour de l’exposition «Regards croisés», organisée pour la première fois au Maroc. Initiée par la Fondation nationale des musées, l’Association «Les Amis de Marc Riboud et Madame Caroline Thiénot Barbey», cette exposition inédite donne à voir l’univers singulier de deux membres emblématiques de l’agence Magnum Photos, à travers une centaine d’œuvres prêtées notamment par le musée Guimet à Paris.
Marc Riboud et Bruno Barbey ont traversé leur époque avec engagement, curiosité et une exigence esthétique constante. Malgré une vingtaine d’années d’écart, ils ont noué une amitié profonde, nourrie par des passions communes : le désir de comprendre les grandes mutations du monde et une sensibilité partagée pour la beauté des formes et des lumières. Leurs chemins se sont croisés à plusieurs reprises au fil du temps.
Ils ont notamment figuré ensemble dans des expositions collectives, comme « Est // Ouest : Icônes » présentée à la Polka Galerie à Paris de novembre 2010 à février 2011, où leurs œuvres dialoguaient avec celles d’autres photographes majeurs. D’autres projets culturels, centrés notamment sur l’Europe de l’Est, ont également permis à leurs univers artistiques de se retrouver. Une fois de plus, «Regards croisés» rend hommage à leur dialogue visuel, dans un pays qui fut pour l’un une terre natale, pour l’autre une source d’inspiration. Leurs œuvres se répondent avec justesse : les prises de vue de Riboud, empreintes de finesse et d’une force poétique, font écho à celles de Barbey, illuminées de lumière et de couleurs, où chaque détail rayonne. Ce croisement de regards révèle également des images d’un Maroc à la fois réel et vivant, intime et universel.









