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Mustapha Akrim explore la condition humaine

L’artiste contemporain Mustapha Akrim revient à nouveau à la galerie Comptoir des mines de Marrakech et présente sa nouvelle exposition «Part-of», prévue jusqu’au 12 février 2023.

 

La galerie Comptoir des mines de Marrakech inaugure la nouvelle année avec la nouvelle exposition intitulée «Part-of» de Mustapha Akrim. Il s’agit d’une exposition inédite durant laquelle l’artiste s’est approprié plusieurs espaces des bâtiments qui composent le Comptoir des mines pour créer un parcours fascinant. «Il avait une vraie attente pour accueillir une seconde exposition individuelle de cet artiste après la précédente tenue en 2017», indique Hicham Daoudi, responsable de la galerie. Et d’ajouter : «L’artiste s’est plongé dans de nouvelles recherches et a interrogé sa pratique pour se réinventer et produire un nouveau lexique artistique où émergent de grandes peintures, des bas-reliefs métalliques, des sculptures en béton et métal ainsi que des vidéos pour aborder le moment particulier que nous traversons où nos certitudes et convictions semblent ébranlées par les aléas et les crises globales du monde». Dans ce cadre «Part-of» allie dessins, photographies, objets concrets, peintures et bas-reliefs dont lesquels Akrim évoque dans ses recherches récentes ses préoccupations et ses nombreuses observations sur les dysfonctionnements de notre monde et l’usure de certaines références communes. Parmi ses œuvres on trouve «A’ssahafa», «Illisible 5», «Pressions circulaires 2», «Chute II» et autres. «Le travail ouvrier constitue un topo dans l’œuvre de Mustapha Akrim qu’il visualise dans ses installations, peintures et dessins en donnant à voir les différentes réalités qu’il peut matérialiser. Le travail tel qu’il est dépeint par l’artiste jusque-là est une notion souvent liée, à juste titre, au labeur et donc à la souffrance du corps et de l’esprit», témoigne Salima El Aissaoui, critique d’art.
Pour sa part, Syham Weigant, critique d’art atteste en effet que «ce brusque rappel de la condition humaine nous interroge comme ces premières œuvres du primitivisme ou plus tard celles du romantisme sur le sens et l’essence de nos existences sur nos possibilités de transcendance». Une fois de plus, cette exposition inscrit le parcours singulier de Mustapha Akrim dans l’histoire de l’art marocain. Une histoire riche en expériences et recherches contemporaines au service d’une pluralité de visions et d’idées qui témoignent de la vitalité de notre société.

C’est le titre de la boite
Ses travaux sont le résultat de recherches sociales

Parcours: Mustapha Akrim n’est plus à présenter. Il est diplômé de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan en 2008. Ses différents travaux sont le résultat de recherches sociales, notamment sur l’univers du chantier et de l’ouvrier avec une réflexion étroitement liée aux principes de la citoyenneté. Conscient des réalités sociales marocaines, Mustapha Akrim travaille à ouvrir plusieurs chantiers dont principalement celui de la mémoire en utilisant son matériau de prédilection le béton. Ses installations questionnent entre autres la nature du travail et la différence entre le bâtiment et la création d’œuvres d’art à la lumière de changements constants de la société. Il fait partie de la génération d’artistes qui développent un nouveau langage afin de redéfinir le fondement de l’expression des arts visuels au Maroc, cherchant une nouvelle liberté d’expression en rompant avec l’esthétique développée dans la période postcoloniale.

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