Nezha Chaabaoui : «J’ai des singles qui abondent dans le sens de la vague mais qui sont nobles»

Nezha Chaabaoui : «J’ai des singles qui abondent dans le sens  de la vague mais qui sont nobles»

Entretien avec Nezha Chaabaoui  : Chanteuse marocaine

Elle est plus connue de l’ancienne génération mais pas assez de la nouvelle. La chanteuse Nezha Chaabaoui est une artiste de la belle époque. Elle interprète des œuvres marocaines classiques comme elle peut le faire avec des singles «light». Rencontre de près avec une artiste qui a récemment décroché son Bac et qui a des projets qu’elle révèlera au moment opportun.

ALM : Il semble que votre réussite au baccalauréat, au titre de l’année scolaire 2020-2021, a contribué à votre renommée auprès de la nouvelle génération d’artistes et du public après votre éclipse…

Nezha Chaabaoui : A vrai dire, ce n’est pas une éclipse. Il y a plutôt une certaine marginalisation de quelques artistes. Il y a aussi une vague de médias qui accompagne la chanson «light» dont je ne suis pas contre. A mon tour, j’ai des singles qui abondent dans le sens de la vague mais qui sont nobles de par leur créativité. En tout cas les jeunes ont, chacun, leur propre goût.

Alors, veuillez bien remonter le temps à votre idée de passer le Bac ?
Déjà mon père m’y a encouragé depuis quelques années, mais je ne l’ai pas vraiment appréciée. J’ai plutôt préféré que mes enfants poursuivent leur parcours scolaire et, à la fois, continuer ma trajectoire artistique. Un de ces jours j’ai rencontré une dame qui a réussi son Bac. Elle m’a convaincue. Et c’est comme cela que je me suis inscrite. Cela m’a permis de renouer avec mes années d’études. Et j’ai dû fournir assez d’efforts pour décrocher le sésame en sciences expérimentales avec mention très bien et une moyenne de 17,48 après avoir terminé mes études depuis 33 ans.

Qu’en est-il de vos nouveautés artistiques ?
J’ai cinq nouvelles œuvres avec le compositeur Mohamed Erriahi, qui en est le producteur et l’arrangeur Mohamed Reda. Aussi, je suis membre de la fondation marocaine pour le soutien et la protection de l’artiste, présidée par Abdellatif Saïdi, avec lequel j’ai déjà participé à des épopées et manifestations. Le producteur Ayoub Tourabi étant également son secrétaire général. Pour ma part, je suis, aux côtés de la chanteuse, Oumaima Benzouin, membre du bureau de cette fondation qui a d’autres projets d’épopées et de tournées.

Et quel est le single qui fait le plus votre renommée ?
C’est le morceau « Ya nassi » (Oh mes compatriotes) qui chante le Maroc, sa beauté et la femme de mon pays. Cette œuvre folklorique m’a permis de décrocher des prix. Entre-temps, j’ai également d’autres titres dédiés aux jeunes.

Vous semblez aussi être télégénique. Cela ne vous permet-il pas quand même de décrocher des rôles ?
Pour ma part, j’aime bien les planches et la personnification. J’ai déjà eu une expérience avec l’artiste défunt Abdeladim Chennaoui, dans l’émission «Moudawala» (Délibérations). En tout cas, toute offre serait la bienvenue.

Auriez-vous des projets ?
Il y a des projets avec des artistes. Cependant, je préfère en parler après exécution.

Un dernier mot ?
Je tiens à préciser que ce qui importe pour un artiste, c’est de faire une œuvre dont il est convaincu en chantant des sujets qui intéressent le public.

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