Nouveaux groupe et single : Zawraq lance «Fate El Foute» à la manière du melhoun

Nouveaux groupe et single : Zawraq lance «Fate El Foute» à la manière du melhoun

Le groupe «Zawraq» (Barque), basé entre le Maroc et les Etats-Unis, et son premier morceau «Fate El Foute» (C’est trop tard) viennent de voir le jour dans le cadre d’un projet musical portant le même nom que cette formation d’artistes.
Lancé sur YouTube, le clip du single a la particularité d’être conçu par le talentueux artiste indonésien Fadly Adi Putra en dessins mettant en scène des jeunes attachés aux smartphones. Une vidéo «aux accents oniriques» telle que la qualifient les musiciens.
Quant aux paroles, écrites par le membre du groupe, Wissam El Bouzdaini, qui a également fait la composition du tube, elles exaltent «une terre où il fait bon ne pas dire «Fate El Foute»». Comme le précise le groupe, le texte «s’inspire librement de la célèbre épopée du poète anglais John Milton, «Le Paradis perdu», mais cela avec une manière bien propre mêlant, dans la forme, la poésie traditionnelle marocaine du Melhoun aux styles de versification moins conventionnels de la littérature mondiale contemporaine». Dans ce sens, Zawraq se veut d’ailleurs, tel qu’il l’indique, «un projet libre du carcan des frontières aussi bien intellectuelles que physiques».

A propos de la production, les musiciens précisent qu’elle a été faite en collaboration avec le producteur américain John Mock, reconnu aux États-Unis pour avoir travaillé avec des artistes à succès tels Craig Bickhardt, Sylvia, Alison Krauss ou encore Dolly Parton mais aussi pour avoir effectué les arrangements que les «Dixies Chicks» avaient utilisé pour l’hymne américain qu’ils avaient interprété au Super Bowl de l’année 2003. Concernant son appellation, «Zawraq» indique sur sa plate-forme que «les barques symbolisent la liberté». «Et nous voulons être libres», enchaîne le groupe qui ne manque pas de rappeler être «marocain et fier de l’être». Cependant, il ne représente «pas une certaine tradition folklorique» comme il l’avance. Au niveau intellectuel, cette composition d’artistes dit avoir un background marocain qui le lie à plusieurs figures intellectuelles faisant partie intégrante de la culture marocaine à l’instar des poètes soufis Abderrahman El Majdoub et Kaddour El Alamy. «Néanmoins, nous avons notre propre histoire que nous voulons raconter et non celle d’une entité politique ou culturelle», enchaîne le groupe.

Et ce n’est pas tout ! «Fate El Foute», enregistré au studio DE Audio, préfigure, selon Zawraq un EP (extended play) sur lequel il est «actuellement en train de travailler, et dont les influences musicales charrieront aussi bien la folk que le blues, le jazz et le flamenco». Un bel alliage.

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