Culture

Nouvelle œuvre de Driss Korchi : Des histoires touchantes, hilarantes et réelles

© D.R

Le tout nouveau recueil de nouvelles appelé «Contes de Sebou», de son auteur marocain Driss Korchi a, d’après une lecture, la particularité de compiler des anecdotes. En voici les dessous selon l’écrivain.

Dès leur début, certains contes dans ce recueil semblent touchants. Au fil des pages, le lecteur est surpris par des anecdotes vers la fin de chacun de ces récits. De quoi faire le charme de cette publication dont les intrigues se déroulent en majorité près de Oued Sebou.

Plongée dans l’œuvre
L’auteur relate des histoires de couples et différents personnages pour illustrer la nature des rapports humains. Entre autres, il met en jeu, par exemple, un personnage qui se glisse dans une peau de grenouille pour s’avérer au final que celle-ci est une femme enceinte ayant besoin d’une sage-femme pour accoucher. De quoi donner même un caractère fantaisiste à l’œuvre marquée également par l’histoire d’un couple dont la conjointe ne fait que manger ! Elle est sauvée par sa mère qui prépare des plats pour le conjoint qui finit par découvrir que son épouse est boulimique quand elle vomit un couscous. La génitrice de l’épouse, elle, invente une grossesse de sa fille pour justifier cette nausée ! En outre, « Contes de Sebou » regorge d’autres faits hilarants à découvrir. Quant à leur portée, M. Korchi n’hésite pas à en révéler les contours.

«Un peu de fiction» aussi
«Ce qui caractérise ces nouvelles, c’est qu’elles prennent la forme de contes parcourus d’anecdotes, les unes réelles mais investies en y ajoutant un peu de fiction. Une simple phrase parfois même elliptique, mais qui dégage toute une histoire tout comme une graine qui bourgeonne», détaille le nouvelliste également romancier. Et ce n’est pas tout! Il va même chercher des faits hors du milieu citadin. «Dans le monde rural, les anecdotes prolifèrent et sont souvent des histoires gonflées par un besoin d’exagérer afin d’impressionner. Cependant, le bon sens y est comme un clin d’œil à l’auditoire», estime l’auteur dont une autre nouvelle rappelle un peu une histoire qui circulait sur les réseaux sociaux. Sur ce point, il se veut très catégorique. «Pour la purée de fève, c’est une nouvelle qui prend la forme du conte, je n’ai aucune idée de ce que disent les Facebookeurs, tout ce que je peux dire c’est que j’ai profité d’une occasion au café littéraire de Fès pour lire un passage de ce conte.

L’histoire m’a été racontée par feu mon grand-père, mais elle est différente parce qu’au lieu de «Soupe-harira», j’ai opté pour «Purée de fève»», tranche l’éminent conteur. Cependant, «beaucoup» de ces histoires racontées dans sa publication sont, d’après lui, «réelles». A commencer par «Dame du Mellah», «Champ de fève», en finissant par «Mahboul» et «Ayn Habra». Comme il le rappelle dans ce sens, le travail de l’écrivain consiste à développer, à tisser, à contourner et à créer l’histoire à l’image de ses propres investissements.
Interrogé à propos de ses projets, ils sont, tel qu’il l’annonce, « nombreux ». « Il y a même une surprise (je croise les doigts) pour mes lectrices et lecteurs », s’exprime-t-il en dévoilant un roman. Par contre, il préfère n’en révéler le titre qu’après obtention d’une réponse. « Moults projets, les uns attendent leur publication, d’autres leur naissance, une concurrence avec le temps intransigeant et contrariant qui dicte sa loi, avec une passion effrénée qui s’impose et qui constitue le leitmotiv et la raison d’être», conclut M. Korchi également auteur d’autres publications.

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