Nouvelle publication : Le management, de l’histoire à nos jours, par la plume de Rachid M’Rabet

Nouvelle publication : Le management, de l’histoire à nos jours, par la plume de Rachid M’Rabet

Le vocable «Management» donne toujours l’impression d’être nouveau. Cependant, il a une histoire au sens de l’écrivain marocain Rachid M’Rabet qui vient de publier «Histoire de la pensée managériale. Le management au fil du temps». Une nouvelle publication qui commence par l’apparition de ce terme. Comme il le précise dans l’introduction de son œuvre : «Le management n’est pas un concept récent. C’est même une fonction vieille comme le monde». C’est pourquoi il remonte aux fondements historiques et origines du management dans la première partie de l’ouvrage.

De la préhistoire à nos jours

Pour mieux illustrer l’existence séculaire du management, M. M’Rabet l’évoque en détail dans la préhistoire. Dans ce sens, il établit un rapport étroit avec les économies «individuelle, tribale et villageoise». Mieux encore, il passe par une autre ère importante. «Dans l’antiquité, les activités économiques vont se développer dans les petites structures familiales et dans les entreprises d’Etat (…) Ce sont les Babyloniens qui ont organisé les manufactures», détaille l’auteur dans le chapitre I
de son ouvrage. Et ce n’est pas tout !
Visiblement, la particularité de cette publication réside dans le traitement de la pensée économique islamique. «Les enseignements économiques et les maximes formaient une part considérable des versets du Coran et de la Sunna (…) L’absence du terme ne signifie pas nécessairement l’absence de l’idée», explicite-t-il dans la page 24 de son livre. Le tout en puisant dans les œuvres d’auteurs éminents à l’instar d’Ibn Rochd et Ibn Khaldoun. Après quoi, l’écrivain fait une virée sur le management au Moyen Âge pour le décrypter aux 18ème et 19ème siècles avant de passer au 20ème dans un deuxième chapitre.

De la modernisation du management

«Au début du 20ème siècle, grâce au développement de la taille des entreprises dans les secteurs industriels et plus particulièrement dans les chemins de fer, on assiste au développement de ce qui va être appelé «capitalisme managérial»», raconte-t-il à propos du concept dans cette ère. Par l’occasion, il révèle l’existence des managements scientifique (1900-1945), humaniste (1945-1975) et stratégique (1975-1990). C’est ainsi que l’auteur passe à l’ère de la mondialisation (1990 à nos jours). Entre-temps, il crée encore une fois une relation entre le management et la religion tout en examinant des études qui «ont mis en exergue l’importance des principes islamiques en management». Cela étant, M. M’Rabet ne manque pas de révéler dans la deuxième partie de son œuvre de ressusciter les écoles du management tout en révélant les auteurs qui y ont adhéré. Dans ce sens, il décrypte les écoles de pensée en management. A commencer par celle classique, en passant par celle des relations humaines. Il révèle même l’existence des écoles mathématique, systémique, sociotechnique, behavioriste (comportementale), de contingence et stratégique en management. Il est même question de courant culturaliste en management dans l’œuvre de M. M’Rabet qui détaille également les écoles institutionnelles, du management des compétences et évolutionniste. Le courant critique étant le dernier à être traité par l’auteur. En termes de littérature consacrée à ce concept, l’auteur s’appuie sur les théories, entre autres, de Henri Ford, Douglas Mc Gregor, Frederick Herzberg, Abraham H. Maslow et Max Weber. Des expériences de fort intérêt.

De nouvelles méthodes de management

In fine, M. M’Rabet ne manque pas également de mettre en avant les nouvelles tendances du management. «De nos jours, la société connaît de profondes mutations (…) Ces mutations ont donné lieu à plusieurs tendances socio-économiques et technologiques et ont été derrière l’émergence de nouvelles méthodes de management», indique-t-il. Dans ce sens, il cite le «Lean management» (management allégé), le management bienveillant, le «Design thinking» (esprit design), le management agile ou encore le management digital avant de conclure par le management 2.0.

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