Aventure humaine
Du 3 octobre 2026 au 7 mars 2027, le Musée Yves Saint Laurent Marrakech met à l’honneur Odette du Puigaudeau et Marion Sénones à travers une exposition réunissant plus de 200 artefacts et documents. Dessins, aquarelles, archives sonores et films documentaires retracent le regard porté par les deux voyageuses sur le Maroc et le Sahara, tout en révélant leur profond attachement aux cultures nomades.
Le Musée Yves Saint Laurent Marrakech poursuit son exploration des grandes figures qui ont contribué à documenter le Maroc et le Sahara au XXème siècle avec une exposition consacrée à Odette du Puigaudeau et Marion Sénones. À travers leurs voyages, leurs observations et leurs travaux, les deux femmes ont porté un regard attentif sur les territoires marocains, leurs populations et, plus particulièrement, sur les cultures nomades. Une démarche qui témoigne également de leur attachement profond au Maroc et à la richesse de ses traditions. L’exposition revient sur une aventure humaine et documentaire qui s’inscrit dans une époque où les territoires sahariens demeuraient encore largement méconnus du public européen. Les voyages d’Odette du Puigaudeau et Marion Sénones constituent ainsi des témoignages sur les paysages, les modes de vie, les pratiques et les savoir-faire rencontrés au cours de leurs itinéraires. Leur travail permet aujourd’hui de regarder autrement cette histoire, à travers des documents produits au plus près du terrain.
Le projet bénéficie d’un co-commissariat assuré par Hayate Machache, responsable des collections du Musée Pierre Bergé des arts berbères et du Musée Yves Saint Laurent Marrakech, et Monique Vérité, biographe d’Odette du Puigaudeau et auteure de la seule biographie consacrée à l’exploratrice. Ce double regard permet de mettre en perspective à la fois la dimension patrimoniale des collections et le parcours personnel et intellectuel de celle qui fut l’une des figures marquantes de l’exploration et de la documentation du Sahara. La scénographie est signée Jasmin Oezcebi, architecte et scénographe au Centre Pompidou. Elle s’inscrit dans la continuité du travail réalisé pour les précédentes expositions du mYSLm consacrées à Bert Flint (1931-2022) et à Théophile-Jean Delaye (1896-1970). Le parcours cherche ainsi à créer une véritable immersion dans les univers observés et documentés par les deux voyageuses.
Dessins, aquarelles et planches originales
Plus de 200 artefacts et documents, couvrant une période allant des années 1930 à nos jours, sont réunis à cette occasion. Ils proviennent notamment des collections du Musée Pierre Bergé des arts berbères, de la Fondation Jardin Majorelle et de collections privées. Parmi les pièces présentées figurent de nombreux dessins, aquarelles et planches originales réalisés par Odette du Puigaudeau et Marion Sénones. Ces documents constituent autant de traces directes de leurs observations et de leur manière de restituer les territoires et les populations rencontrés. L’exposition ne se limite toutefois pas aux objets et documents graphiques. Des archives radiophoniques, que les visiteurs peuvent écouter au fil du parcours, viennent compléter l’expérience. Des extraits de films documentaires prolongent également cette immersion, parmi lesquels un témoignage du naturaliste Théodore Monod (1902-2000). Une chanson de griots écrite pour Odette du Puigaudeau apporte, pour sa part, une dimension sonore et mémorielle supplémentaire au parcours. À travers cette exposition, le Musée Yves Saint Laurent Marrakech poursuit un travail de valorisation des regards portés sur le Maroc et le Sahara au cours du XXème siècle. Après Bert Flint et Théophile-Jean Delaye, le mYSLm s’intéresse à deux nouvelles figures dont les archives permettent de revisiter l’histoire, la géographie et l’anthropologie de ces territoires. Au-delà de la découverte de deux parcours singuliers, l’exposition invite ainsi à réfléchir à la manière dont les voyageurs, artistes, chercheurs et observateurs ont contribué à constituer des récits sur le Maroc. Elle met également en lumière l’importance de préserver ces archives, qui constituent aujourd’hui des sources précieuses pour comprendre l’évolution des territoires, des pratiques et des cultures nomades.










