Oum enchaîne les concerts

Oum enchaîne les concerts

«Daba» est son 3ème album, sorti en 2019, après «Soul of Morocco» en 2013 et «Zarabi» en 2015. Il est à la fois atmosphérique et dansant. Il allie en effet des éléments traditionnels, arabes et sahraouis.

Après avoir produit en juillet dernier à l’Institut du monde Arabe à Paris, la chanteuse d’origine sahraouie à la voix chaleureuse, Oum El Ghaït Benessahraoui, alias Oum, entame une tournée internationale avec ses derniers opus «Daba» qui signifie « Maintenant» en darija et «Hals». Selon l’artiste, elle se produira durant ce mois de septembre dans nombreux festivals internationaux, à savoir La Bati festival de Genève, le festival Arabesques de Monpellier, Plai Festival Timisoara, Cross Culture Festival de Varsovie et au Atlantikadia festival de Varsovie. Il faut noter que «Daba» est son 3ème album, sorti en 2019, après «Soul of Morocco» en 2013 et «Zarabi» en 2015. Il est à la fois atmosphérique et dansant. Il allie en effet des éléments traditionnels, arabes et sahraouis, et des emprunts discrets à des esthétiques plus contemporaines, à savoir la soul, le jazz et la transe électro. Pour le réaliser, la chanteuse s’est rendue avec ses musiciens à Berlin et a confié sa direction artistique à la poétesse, chanteuse et oudiste palestinienne Kamilya Jubran. Elle s’est entourée de Yacir Rami (oud), Damian Nueva (basse électrique), Camille Passeri (trompette), Carlos Mejias (saxophone et machines) et Amar Chaoui (percussions).

Pour Oum, « Daba » évoque par ailleurs des problématiques plus contemporaines dont notamment la nature menacée, le sort réservé aux migrants, le statut des femmes, mais aussi une exhortation de vivre pleinement dans le présent. En ce qui concerne son album « Hals », la chanteuse avait collaboré avec le saxophone et aux pulsations électros du Cubain Carlos Mejias connu sous le nom de M-Carlos. Les deux ont travaillé sur ce projet où il est question de (re) visiter 7 états d’âme ou de l’être qui’ils ont traversé depuis le début de la pandémie. «Des textes, des sons, et des textures pour dire, décrire, et tenter de guérir de ces états que nous avons toutes vécus différemment ou pareillement, simultanément ou presque, ici, et partout», dit-il. Et d’ajouter que «Hals» est «un projet que nous voulons tribune d’échange avec le public, afin de partager ensemble nos ressentis et vécus respectifs quant à un phénomène global qui n’a épargné personne ». Il faut dire que «Hals » est initialement et essentiellement destiné au live, c’est pourquoi ils l’ont enregistré et diffusé que les trois premiers titres sous forme de vidéo Youtube. Ces mêmes titres sont disponibles sur les plates-formes de streaming. Pour rappel, Oum s’est d’abord destinée à l’architecture avant de choisir d’embrasser une carrière dans la musique. Elle attire alors l’attention des médias, qui l’assimilent à la #Nayda, mouvance de jeunes musiciens marocains attirés par les sonorités plus urbaines. En darija, ou en berbère, le chant de Oum lui a ouvert une carrière d’abord nationale et internationale avec ses albums qui l’ont hissée au rang d’égérie.

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