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Parution / «Egalité femmes-hommes» : Aïcha Belarbi PASSE AU PEIGNE FIN les réalisations en la matière

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Nouvel essai
La Maison d’édition la Croisée des chemins annonce la parution de l’ouvrage « Egalité Femmes- hommes. Les féministes à l’épreuve» de l’écrivaine et sociologue Aicha Belarbi. Cet essai retrace l’évolution des mouvements féministes au Maroc, leurs avancées en faveur de l’égalité des droits tout comme les déficiences de leurs contributions dans le processus de changement social du Maroc.


Un nouvel ouvrage vient d’être publié chez la Maison d’édition La Croisée des Chemins. Il s’intitule «Egalité Femmes- hommes. Les féministes à l’épreuve» de l’écrivaine et sociologue Aicha Belarbi. Dans cet essai, l’autrice retrace l’évolution des mouvements féministes au Maroc, leurs avancées en faveur de l’égalité des droits tout comme les déficiences de leurs contributions dans le processus de changement social du Maroc. Entre concepts et approches critiques, ce livre regorge également de références pour mieux appréhender un sujet loin d’être du domaine de l’évidence. « Dans cet ouvrage qui ne prétend pas à l’exhaustivité, nous allons procéder à une relecture de l’histoire du féminisme, des luttes qu’il a engagées, en mettant en exergue les avancées qu’il a pu accomplir et les résistances manifestes ou latentes qu’il a rencontrées. Revisiter la dialectique oppression/libération et tradition/modernité permet de révéler des options politiques diverses devant un État arbitre, protecteur de la tradition, initiateur et «orienteur» de la modernité», lit-on dans l’extrait de l’introduction de l’autrice.

A vrai dire, à travers ce travail, Aicha Belarbi s’adresse essentiellement aux jeunes femmes et hommes pour les aider à comprendre les réalisations en matière d’égalité hommes-femmes, leur faire connaître l’engagement et les accomplissements des féministes marocaines, ainsi que les efforts institutionnels et législatifs entrepris par les différents protagonistes en la matière. «Ces objectifs leur feront admettre que la lutte pour défendre les droits des femmes continue, d’où la nécessité de construire des stratégies nouvelles pour asseoir l’égalité avec une approche holistique, conjuguant droits humains, démocratie et développement», explique-t-elle.
En effet, trois parties structurent cette recherche. La première ouvre les coulisses théoriques pour procéder à une analyse conceptuelle nécessaire, en passant en revue les différentes notions utilisées et les contextes dans lesquels elles sont employées. «Cette analyse reflète les transformations opérées dans la société et l’apport du militantisme féministe : de l’émancipation à la promotion, du genre à l’égalité qui vient clore ce circuit. L’émergence des théories sur la masculinité complète ce panorama, théories qui tendent seulement à fissurer le mur de silence qui entoure le masculin comme entité sui generis», indique-t-elle.
Dans la seconde partie, la sociologue aborde le sujet relatif au féminisme analysé dans ses multiples facettes et orientations, passant de l’approche critique dite «laïque», tout en étudiant le féminisme historique à caractère nationaliste, puis le féminisme universaliste, fondé sur l’Ijtihâd, plus modéré, qui tient compte de l’évolution de la société.
«Le féminisme islamique au référentiel religieux avec ses deux tendances sera également traité : l’islamiste, fondée sur la complémentarité, qui reconnait l’égalité comme étrangère à notre culture et l’islamique qui affirme une réelle égalité hommes-femmes inhérente au texte sacré. Le féminisme digital avec sa neutralité religieuse et le féminisme d’État, oscillant entre tradition et modernité, compléteront cette classification», ajoute t-elle.

La troisième partie par ailleurs s’attache à analyser les sujets de débats et de confrontations entre l’État, les féministes et les conservateurs : questions relatives au religieux, à la révision de la Moudawana, la participation des femmes au développement, la violence faite aux femmes et les libertés individuelles, attestant que la lutte des féministes est une lutte essentiellement politique. En somme, cette étude tente de brosser un panorama des notions clés, des approches et des points de débat sur l’histoire des femmes et des féminismes, dans leur requête de l’égalité au Maroc. « Religion, droits, liberté, diversité constituent la trame centrale de cet ouvrage. Le patriarcat et la tradition n’en sont pas moins étudiés, révélant les résistances explicites ou implicites au processus de modernité.

Les rôles des intellectuels, des féministes, des associations et de l’État seront également analysés, rappelant leur apport considérable dans le changement social et leurs négociations perpétuelles pour l’autonomisation de la femme et l’égalité de genre », relève l’autrice.