Quand cinéastes et artistes posent leurs regards sur Casablanca à Vienne

Quand cinéastes et artistes posent leurs regards sur Casablanca à Vienne

Quand cinéastes et artistes posent leurs regards sur Casablanca à Vienne

Un film hollywoodien, un aquarium abandonné ou un certificat de fiction auto-émis…ce sont les éléments qui apparaissent dans «Revisiting Casablanca» ou «revisiter Casablanca». Il s’agit d’une exposition collective réunissant une pléiade d’artistes contemporains et cinéastes de renommée internationale au prestigieux centre d’art contemporain Das Weisehauss situé à Vienne. Prévue du 19 mai au 3 juillet 2021, l’exposition rassemble, en effet, Zineb Benjelloun, Ahmed Bouanani, Abdelmajid R’chich, Mohamed Abderrahman Tazi, Touda Bouanani, Mohamed Fariji, Fatima Mazmouz, Anahita Razmi, Tim Sharp et Ghita Skali. Ces artistes montrent différentes perspectives associées à la ville marocaine de Casablanca, qui se présentent sous forme d’œuvres vidéo, de photographies ou de documentaires. Ainsi le point de départ de l’exposition est le film hollywoodien «Casablanca», dans lequel la ville ne sert que de toile de fond à une histoire aux personnages exclusivement européens.

«Les œuvres exposées interrogent ce regard extérieur et mettent en avant la multiplicité des histoires sur la ville. Entre déconstruction et réécriture, entre fiction et réalité, entre narration et imaginaire, l’exposition montre une image pluraliste mais incomplète de la ville de Casablanca. Elle pose un regard féministe sur la ville, retrace des projets communautaires ou recontextualise les figures mythologiques Sidna Ali et Ras al-Ghul à partir d’illustrations populaires en Afrique du Nord», explique à ce sujet Aline Lenzhofer, commissaire de l’exposition. Et d’ajouter que les œuvres artistiques exposées «brouillent l’imaginaire et le réel, révèlent des formes innovantes de narration et d’historiographie, et soulèvent des questions telles que : Qu’est-ce qui s’inscrit dans le caractère d’une ville ? Quelle est la part de fiction dans l’écriture de l’histoire elle-même ? Qui a le droit d’assumer le rôle de l’auteur ?».

De ce fait, le public aura l’opportunité de distinguer plusieurs pièces issues de la série «Casablanca, Mon Amour» de l’artiste multidisciplinaire Fatima Mazmouz. Parmi lesquelles, on y trouve les «Chikhates – Résistantes», une installation de photographies et de sculptures aux allures de performance. De plus les visiteurs perçoivent les créations de l’artiste Touda Bouanani. Celle-ci est connue par son travail composé essentiellement de vidéos (monobandes et installations) mais aussi de photographies, installations et œuvres sur papier. L’exposition montre également les œuvres de Mohamed Fariji. Ce diplômé de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan montre des projets interrogeant la place de l’artiste dans sa ville. Il propose des initiatives citoyennes et environnementales qui questionnent le pouvoir et les instances publiques au moyen d’une pratique artistique socialement engagée et qui prend des formes variées.

Investi dans l’exploration des mythes urbains, de la mémoire collective, des histoires individuelles et des narrations sociopolitiques et architecturales des villes, Mohamed Fariji intègre également à son travail artistique la réalisation de publications, de projets éducatifs et curatoriaux, notamment au sein de l’atelier de l’observatoire, plateforme pour l’art et la recherche qu’il a cofondée à Casablanca.

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