Quand la photographie illustre la poésie et les arts plastiques

Quand la photographie illustre la poésie et les arts plastiques

Il vient de concevoir une oeuvre avec un poète et un artiste-peintre

Il a la photo dans la peau. Il a même étudié cet art pour s’y professionnaliser. Le jeune photographe marocain Samir Ikhoui est au fil du temps devenu artiste qui a, au-delà de sa passion, la particularité d’avoir marqué son parcours par une oeuvre inédite. Récemment, il a conçu une oeuvre intitulée «Safar» (Voyage) pour concrétiser ce qu’il appelle «un rêve». «Depuis les débuts de mon expérience en art et en photographie, j’ai compris que la photo ne peut se limiter aux côtés esthétique et technique. Le photographe ou l’auteur de celle-ci doit contribuer, par son zoom, à véhiculer des messages auprès du récepteur», s’exprime l’artiste originaire des environs de la ville de Ouarzazate. En détail, sa nouvelle oeuvre, comme il le précise, «porte cet intitulé parce qu’il s’agit d’un voyage par la poésie et la photo». A cet effet, il a essayé, avec son professeur Driss Rkibi, de «mêler l’image poétique à la photo par des aphorismes accompagnant les photographies ». «Aussi, l’art plastique illustre cette oeuvre artistique», détaille Samir qui fait allusion à la couverture de ce livre, conçue par l’artiste Zakaria Yassine, qui connote les chemins menant vers l’âme d’un homme. Pour le photographe, cet alliage entre la photo, la poésie et l’art plastique «fait que le plaisir soit double».

Et ce n’est pas la première fois que cet artiste collabore avec un poète et un artiste-peintre. En fait, Samir fréquentait, depuis des années, des poètes lors de manifestations littéraires ainsi que des artistes à Rabat. «Cela m’a encouragé à produire des livres dédiés à la photographie. Mon objectif étant de hisser le niveau de cet art au Maroc», ajoute-t- il. Pour lui, la prédominance de la technologie sur la littérature a fait que les livres ne soient pas assez lus. D’où l’idée de son livre, dont les oeuvres mettent en avant le patrimoine culturel du Sud-Est et ses habitants pour donner à découvrir «la beauté» des tenues vestimentaires, l’architecture et la musique, ainsi que le mode de vie entre autres, via la photographie et la poésie. «Mon objectif ultime étant de capturer le vécu à travers la photographie », enchaîne l’artiste qui ne veut pas se limiter à cette oeuvre.

Outre ce livre, cet artiste, installé depuis 2019 à Rabat où il a approfondi ses études dans son art, a collaboré avec d’autres artistes, comme la chanteuse marocaine Imane Karkibou pour les fins de son clip «Kanbghi Al Maghrib» (J’aime le Maroc), entre autres. Des expériences qui seraient un tremplin dans la vie artistique du photographe.

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