Quand les câbles se dynamisent par la créativité d’Abdellatif El Louyzy

Quand les câbles se dynamisent par la créativité d’Abdellatif El Louyzy

C’est le vide créé par son handicap qui en a fait un artiste

Les œuvres artistiques en câbles de leur créateur marocain, Abdellatif El Louyzy, regorgent de mouvements. Une dynamique qui se manifeste à travers les idées que l’artiste reproduit en œuvres. Entre une colombe, un golfeur, un violoniste ou un cheval au galop, l’activité ne manque pas dans ses créations. «Ce sont les mouvements qui font l’essence de mon style en câbles. La particularité consiste pour moi dans le fait de briser les règles tout en ayant ma propre créativité», exalte l’artiste qui n’hésite pas à remonter aux circonstances qui ont contribué à son initiation à l’art. En fait, l’artiste, qui s’apprêtait, comme il l’indique, à intégrer la formation militaire, est tombé malade. Un état de santé qui a créé un handicap chez lui. Une invalidité qui a démoralisé cet artiste résidant à Salé. «Dans un kiosque à Rabat, j’ai rencontré un artiste qui m’a proposé de m’apprendre à créer des œuvres en câbles. C’est ainsi que je m’y suis lancé», raconte Abdellatif, âgé de 27 ans.

Bien qu’il ait fait cette découverte artistique, il n’avait que le seul but de se remettre debout. Un défi qu’il s’est lancé tout en s’adaptant à son invalidité. Entre-temps, il travaillait quotidiennement sur des œuvres pour se mettre à fond à l’art qui lui a procuré «une énergie positive». Selon ses dires, c’est le «vide» qui a fait qu’il s’y applique parfaitement. «Un de ces jours, un mécène m’a proposé de me venir en aide pour me faire opérer gratuitement. Pour le moment, j’ai besoin seulement d’une béquille pour marcher», ajoute-t-il. Un fait heureux qui lui a permis d’être mobile voire de rencontrer des artistes et promouvoir ses œuvres. Au fil du temps, il a même pu se produire à l’étranger. «J’ai récemment exposé en Egypte», indique l’artiste dont des départs en Turquie et Tunisie ont été empêchés à cause du coronavirus.
A propos de la matière principale de ses œuvres, il rappelle s’en être approvisionné, à ses débuts, auprès de camionneurs. «Pour l’heure, c’est moi qui achète les câbles chez les drogueries», détaille-t-il.
Quant à ses expositions au Maroc, il précise qu’il est «facile d’y gagner une renommée sauf que le problème financier persiste». «Pour l’heure, je peux recourir à YouTube pour exposer mes œuvres. J’ai même pris une formation à cet effet», reconnaît-il. Concernant ses difficultés financières, il précise également vouloir acheter du matériel. «Je veux développer mon art en ajoutant du bois, du plâtre et d’autres matières», avance l’artiste. Et ce n’est pas tout. Il a des projets de sculptures en câbles qu’il aimerait bien exposer dans les grandes avenues de Rabat et Salé.

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