Quand Rachid Aântri met en lumière les labyrinthes de la santé mentale au Maroc

Quand Rachid Aântri met en lumière les labyrinthes de la santé mentale au Maroc

La psychiatre a voulu combler le manque de solitude et le vide émotionnel dont elle souffre, donc elle va essayer d’impliquer davantage le patient dans sa maladie pour qu’il retourne chez elle à chaque fois dans ses cours et de passer avec lui le plus de temps possible.

Le jeune réalisateur Rachid Aântri vient de terminer le tournage de son nouveau court-métrage cinématographique intitulé «Une Femme sous contrôle». Tourné à la ville blanche, ce nouveau film écrit par lui-même met en lumière la santé mentale au Maroc. «C’est un film touchant. Il ouvre un monde de rêves plus proche de la compréhension que la réalité elle-même», indique le réalisateur à propos de son œuvre.

Et d’expliquer que le film tourne autour de son héroïne nommée «Nassira», une psychiatre qui souffre d’une grave déficience émotionnelle. Elle travaille dans un cabinet où elle soigne ses patients, et chaque jour elle plonge dans leurs problèmes. Dans l’inattendu, «Nassira» tombe amoureuse d’un patient avec qui elle rentre dans un état de maladie qui l’empêche de se contrôler. «Les événements se poursuivent de manière dramatique, la psychiatre a voulu combler le manque de solitude et le vide émotionnel dont elle souffre, donc elle va essayer d’impliquer davantage le patient dans sa maladie pour qu’il retourne chez elle à chaque fois dans ses cours et de passer avec lui le plus de temps possible. Cette relation va bouleverser leur vie», indique-t-il. Le film met en vedette une sélection d’acteurs à l’instar de Ihsan Bushra, Saâd Al-Afir et Khadija Allouch. Concernant le déroulement de tournage de son film, le réalisateur a déclaré qu’il a travaillé avec «une équipe jeune et ambitieuse qui l’a beaucoup aidé à concrétiser ce travail artistique», en ajoutant que «le film en est à ses premières étapes de montage, après il passera à quelques phases avant d’être prêt à être montré au public».

Pour rappel, Rachid Aâtri est cinéaste et monteur. Il est lauréat de l’Institut spécialisé dans les métiers du cinéma de la ville de Ouarzazate où il a obtenu un diplôme de spécialiste en production cinématographique et gestion audiovisuelle.
Les études dans cette ville cinématographique mondialement connue lui ont permis d’accumuler les expériences en participant à plusieurs courts métrages de grandes sociétés hollywoodiennes.

Le jeune s’est également lancé dans le domaine de la production professionnelle.
D’ailleurs, il a réalisé plusieurs vidéoclips tels que «Bdat Bdahk» de Houssame Boutahar, tourné entre la Turquie et le Maroc, et «Anna Odayiâo âahdak», de Samia Ahmed, tourné dans la ville d’Agadir.

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