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Quand Siham Kartobi trempe son pinceau et sa plume dans la lutte contre la sécheresse

Quand Siham Kartobi trempe son pinceau et sa plume dans la lutte contre la sécheresse

Elle a des projets d’expositions au Maroc

Elle milite pour la bonne gestion des sources d’eau naturelles comme elle est artiste-peintre et auteure à la fois. Siham Kartobi fait de cette bonne cause son cheval de bataille au moment où la sécheresse inquiète dans plusieurs contrées. Elle établit même un rapport entre ses passions et différents phénomènes dans l’existence. «Le lien entre mes expressions artistiques et ce qui m’entoure est pour moi naturel, inné», s’exprime cette artiste d’origine marocaine, née et installée en France. Cependant, elle porte, tel qu’elle le révèle, son village familial d’origine au Moyen-Atlas «dans le cœur et dans la tête depuis plus de 50 ans».

C’est là aussi où tout son intérêt va pour la cause de dessèchement de la rivière d’Oued Chbouka à Lehri dans la même région. Tel qu’elle le détaille, «un grave épuisement de l’eau de la rivière est causé par une surexploitation et la construction d’un barrage illégal par un agriculteur pour produire des centaines d’hectares de pommes de terre et de betterave à sucre». «Ce qui a entraîné l’arrêt de l’écoulement de l’eau dans la rivière, et la mort de milliers d’êtres vivants dont plusieurs espèces de poissons. Ce dessèchement a privé les troupeaux d’eau potable et les habitants de leur seul souffle écologique. Les habitants ne peuvent plus irriguer leurs cultures de subsistance», avance-t-elle avec amertume.
Et ce n’est pas tout ! L’artiste donne, tel qu’elle le précise, une place «considérable» à l’eau dans son dernier livre intitulé «2029» qui raconte l’histoire d’un personnage principal appelé «Maya».

En adoptant de telles démarches artistiques et littéraires, Siham Kartobi tente, comme elle l’indique, «d’alerter sur la gestion des sources d’eau naturelles, notamment les pompages et barrages illégaux, abusifs, lesquels ont des répercussions sur les habitants de villages marocains, leurs ressources, leurs animaux qui se meurent». «L’interruption illégale du débit d’eau dans nos rivières et son impact sur les moyens de subsistance des habitants et animaux est dramatique. Préservons ce droit sans lequel il n’y a pas d’existence!!! L’eau c’est la vie ! Non à l’interruption du débit d’eau dans nos rivières», poursuit l’artiste.
En fait, l’eau figure dans ses œuvres. Par exemple, elle a une toile meublée d’océan mêlé à la couleur noire. Une manière d’attirer l’attention sur la pollution d’après cette artiste qui a le projet d’expositions au Maroc avec une partie de ventes au profit d’associations tout en alliant l’art au solidaire.

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