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Questions à Mohamed Az El Arab Berrada, président de la fondation du patrimoine musical marocain

«La soirée du 13 décembre aura pour thème l’«Aïta» de plusieurs régions du Maroc»

La fondation du patrimoine musical marocain se consacre à tous les arts du pays. Le prochain étant l’ «Aïta» dans tous ses états le temps d’une soirée prévue le 13 décembre. Son président en donne un avant-goût.

ALM : Vous célébrez ce 13 décembre une soirée dédiée à l’art de l’«Aïta». Quelle en est la particularité?
Mohamed Az El Arab Berrada : C’est la quatrième soirée que nous allons organiser. Elle aura particulièrement pour thème l’ « Aïta » de plusieurs régions du Maroc avec une approche vraiment moderne.

A travers votre fondation du patrimoine musical marocain, vous comptez promouvoir différents arts. Alors pourquoi commencer par l’«Aïta»?
Il y aura d’abord une approche plus scientifique avec une programmation qui associe trois styles de l’ «Aïta» de trois régions du Maroc, soit de Settat, d’El Jadida et de Casablanca. Elle sera marquée par la participation du talentueux Nassim Heddad, qui est aussi un artiste de « Aïta», mais également un intellectuel qui a une approche très moderne de cet art. Pour répondre à votre question, tout cela fait partie de notre politique qui consiste à promouvoir le patrimoine marocain de toutes les régions du pays avec une approche beaucoup plus moderne et rapprochée aux nouvelles tendances musicales pour que ce style musical puisse être adopté et connu par la nouvelle génération.

Quel bilan pourriez-vous faire déjà de votre fondation bien qu’elle soit lancée en janvier 2023?
Je pense que c’est un bilan largement positif. Nous avons pratiquement organisé quatre soirées et un grand festival de trois jours. Nous avons pratiquement mis en relief plusieurs styles musicaux qui font partie de ce patrimoine. Je peux vous en citer par exemple une soirée Aissaoua fusionnée avec le Malhoun de la région de Fès-Meknès. La deuxième soirée c’était la musique andalouse alliée à El Hadra Chefchaouenia du Nord du Maroc de Tanger et de Chefchaouen. Quant à la troisième soirée, elle a été organisée par le jeune Abdellah Bencherradi qui a une approche tout à fait novatrice du patrimoine musical marocain. C’est un artiste qui joue les musiques gnaouas, Aissaoua et celle populaire marocaine avec des instruments nouveaux dans un style tout à fait revisité. A côté de ces soirées, nous avons organisé un festival de trois jours. Cet événement comportait deux volets dont un premier artistique. Quant au deuxième académique, il a été marqué par la participation d’intervenants de renom qui ont débattu de sujets différents et surtout en relation avec le patrimoine marocain et la nouvelle génération. A côté, il y a eu l’aspect artistique. Dans ce sens, nous avons organisé trois soirées. La première était consacrée à «El Khalidat» marocaines, soit les chansons mythiques de toutes les régions du pays des années 50 et 60. Dans la deuxième soirée, il y a eu une fusion entre Gnaoua et l’Aïta. La troisième était dédiée à un alliage entre Aissaoua et la troupe mythique de Jil Jilala.

Après l’«Aïta», quel serait le prochain art que vous allez célébrer le temps d’une nouvelle soirée?
Le programme de 2024 sera beaucoup plus riche. Il va s’orienter bien sûr vers le patrimoine marocain des différentes régions. Nous pensons très essentiellement au sud du Maroc avec la musique amazighe, à l’Oriental avec sa musique Reggada et Raï. Il y aura également un festival mais cette fois-ci cet événement se fera sur trois villes du Maroc. Bien évidemment Casablanca, El Jadida et Settat. Il aura pour programme des artistes de renom. Pour l’heure, je ne peux pas vous en dévoiler le secret. Mais cela va être un festival d’une grande ampleur.

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