Renforcement du patrimoine culturel : Deux nouveaux projets de loi dans le processus d’adoption

Renforcement du patrimoine culturel : Deux nouveaux projets de loi dans le processus d’adoption

Création d’un registre national, mise en place d’un dispositif en faveur des trésors humains…

Le patrimoine culturel se renforce de plus en plus. Le ministre de la culture, de la jeunesse et du sport, Othman El Ferdaous, a présenté un dispositif visant sa sauvegarde et sa valorisation. «A la différence du patrimoine culturel matériel, le patrimoine immatériel n’est aujourd’hui malheureusement pas pris en charge par la législation actuelle. La définition du patrimoine immatériel ainsi que des mesures essentielles à sa sauvegarde, son identification, sa documentation, sa transmission aux générations futures, sa protection, sa promotion aux niveaux local, régional, national et international sont une nécessité», indique le ministre sur sa page officielle.

Dans ce sens, le ministre annonce qu’un projet de loi relatif à la protection, la préservation et la valorisation du patrimoine culturel matériel et immatériel a été élaboré par le ministère et il est actuellement engagé dans le processus d’adoption. A cet effet, une table ronde sur la protection juridique du patrimoine culturel matériel et immatériel sera organisée ce 28 janvier à Rabat, associant universitaires et professionnels des métiers du patrimoine, dans l’optique d’accélérer l’actualisation de la loi 22-80 après 40 années de sa mise en application, dans la continuité d’une réflexion collective menée par le ministère avec la Fondation pour la sauvegarde du patrimoine culturel de Rabat.

Selon la même source, le nouveau projet de loi sur le patrimoine prévoit la création d’un registre national spécifique pour le patrimoine immatériel sur lequel les communautés locales, les associations de la société civile et les corporations de métiers pourront proposer l’inscription sur la liste nationale de l’inventaire par l’envoi d’une demande au ministère assortie de renseignements sur l’élément immatériel, sa valeur culturelle et éventuellement historique, les menaces éventuelles qui pèsent sur lui et les actions proposées pour sa sauvegarde.
«Le projet de loi prévoit également la création d’un dispositif en faveur des trésors humains vivants pour accorder une reconnaissance officielle à ces détenteurs de la tradition et assurer la transmission de leurs connaissances aux jeunes générations», indique-t-il.

Et d’ajouter qu’au début de l’année, «un appel d’offres pour une étude stratégique a également été lancé par le département de la culture, notamment pour évaluer différents scénarios pour le renforcement de la Direction du patrimoine culturel au sein du ministère, y compris la possibilité de la faire évoluer vers un modèle d’agence».
Le ministre a par ailleurs fait savoir que le ministère a également présenté deux projets de loi relatifs aux musées et à la Fondation nationale des musées (FNM), en cours de discussion à la première Chambre. Ceux-ci visent «à renforcer les missions de cette institution quant à la création de nouveaux musées, au contrôle de l’appellation musée, et à la préservation et la promotion du patrimoine matériel et immatériel, notamment pour ce qui concerne la récupération des pièces archéologiques ou ethnographiques dont la saisie ou la confiscation a été décidée par la justice.

Maroc-USA : Un MoU pour protéger les biens culturels marocains contre le trafic illicite

Le Maroc et les Etats-Unis ont signer un mémorandum d’entente (MoU) pour protéger les biens culturels marocains contre le trafic illicite. Cette signature a eu lieu entre la secrétaire d’État adjointe des États-Unis aux affaires éducatives et culturelles, Marie Royce, et Othman El Ferdaous, qui en a fait l’annonce sur son compte Facebook. Selon le ministre, ce partenariat est le fruit d’un travail de longue haleine mené avec le concours du ministère des affaires étrangères, qui prévoit des mesures procédurales pour lutter contre le trafic des objets archéologiques et ethnographiques du Maroc vers les Etats-Unis. Et d’ajouter que «cet accord constitue une étape importante dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée, et fait partie d’un effort plus large en direction des pays du marché de l’art. La coopération bilatérale avec la France a permis au Maroc en octobre dernier de récupérer un lot exceptionnel de près de 25.000 pièces du patrimoine archéologique national ayant fait l’objet de pillage».

 

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