Retour sur une expérience née en 2018: Quand la production de chansons pour enfants devient tout un art

Retour sur une expérience née en 2018: Quand la production de chansons pour enfants devient tout un art

Outre les chansons pédagogiques et ludiques ainsi que les pièces de théâtre, Oumaima Benzouin interprète, avec cette chorale, des épopées et œuvres à caractère national. C’est le cas de «Malik El Maarouf» (Le Roi généreux) qui vient d’être conçue, à l’occasion des Fêtes du Trône et de la Jeunesse, par le poète et compositeur, Abdellatif Saidi, sur une production de M. Tourabi.

Au moment où certains producteurs marocains évitent d’investir en chansons pour enfants, d’autres ont, pourtant, cette prédilection. Entre autres, Ayoub Tourabi, a fait ce choix pour plusieurs raisons. «J’ai opté pour ce style musical dédié aux enfants parce que la chanson n’est plus rentable de par le manque de commercialisation de CD. Pour l’heure, seules les plates-formes et les applications digitales ont la cote», précise-t-il. Pour mieux exploiter ce genre, il révèle également avoir décidé de «créer un propre style de production de ces chansons».

Une chorale pour lancer 3 albums en seulement 3 ans

En fait, la première expérience de M. Tourabi remonte à 2018. Lors de cette année, il a produit le premier album «Amirat El Atfal» (La princesse des enfants). Après quoi, les deuxième et troisième opus ont respectivement suivi en 2019 et 2020 avec la même appellation. Pour lancer cette œuvre, il a, comme il le détaille, collaboré, à fond, avec «une chorale». Et ce n’est pas tout ! Le producteur a noué des «partenariats» avec des départements ministériels et a même distribué ses œuvres dans des «écoles et colonies de vacances». Il s’est même rendu chez des chaînes. «En 3 ans, j’ai produit 3 albums de 26 chansons pour enfants», avance-t-il. L’orateur, qui rappelle que les sociétés œuvrant dans ce genre musical sont rarissimes, ne manque pas de livrer ses regards sur d’autres producteurs. «Ce ne sont pas de vrais artistes mais plutôt des businessmen», estime-t-il en livrant sa recette pour la promotion de ce type de production. Pour cet artiste, également secrétaire général de la Fondation marocaine pour le soutien et la protection de l’artiste, le ministère de la culture devrait «encadrer les producteurs par le biais de la loi des artistes». Quant à son style, il se distingue par le lancement de chansons «que petits et grands peuvent écouter» et le tournage de vidéoclips pour ces œuvres. «En trois ans, nous avons pu avoir une empreinte au niveau national», se félicite-t-il en allusion à la chorale outre la création d’un Festival international pour la musique d’enfant sous un patronage royal entre autres. Entre-temps, ce producteur, d’origine casablancaise, ayant commencé sa carrière à Dubaï avant de fonder sa propre boîte de production portant son nom et de collaborer avec des artistes au Maroc et qui a même intégré l’univers de la publicité, a créé des ateliers et des pièces de théâtre musicales. Celles-ci étant conçues en étroite collaboration avec une artiste portant le nom de l’album qu’il a produit.

Mais qui est donc la «princesse des enfants»?

De son vrai nom, Oumaima Benzouin, cette artiste se produit avec la chorale «Atflaouna Hadaratouna» (Nos enfants, notre civilisation) qui œuvre dans le cadre d’une association marocaine dédiée à l’échange avec les civilisations. Cette chorale est, selon la chanteuse, composée de «360 enfants âgés de 5 à 18 ans». Quant à l’appellation «princesse des enfants», elle la doit, comme elle l’indique, au «public». Avant de performer avec ces enfants, Oumaima Benzouin, qui rappelle que ceux-ci sont issus de complexes culturels à Casablanca, les «encadre musicalement de manière professionnelle tout en accompagnant leurs prestations de chorégraphies ambiantes et joviales». Avec les petits, elle conçoit également des pièces de théâtre pour leur «inculquer les principes de citoyenneté». Au-delà de cette chorale, cette artiste se produit également dans des émissions pour enfants, colonies de vacances et des écoles entre autres. A propos de la rentabilité de ce genre d’œuvres, elle indique que le soutien provient souvent de «concerts, soirées et tournées».
Outre les chansons pédagogiques et ludiques ainsi que les pièces de théâtre, elle interprète, avec cette chorale, des épopées et œuvres à caractère national. C’est le cas de «Malik El Maarouf» (Le Roi généreux) qui vient d’être conçue, à l’occasion des Fêtes du Trône et de la Jeunesse, par le poète et compositeur, Abdellatif Saidi, sur une production de M. Tourabi, également manager de la chanteuse et de la chorale. «Nous avons de grands espoirs pour que cette chanson soit un succès dans différentes manifestations nationales. Nous avons déjà été félicités par des parties officielles pour ce travail. Nous cherchons d’autres contributions pour une production à la hauteur et une distribution nationale voire internationale», conclut le producteur.

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