Concerts
La 19ème édition du festival Jazzablanca a offert aux festivaliers une succession de concerts d’exception, réunissant des artistes de renommée internationale dans une programmation éclectique où se sont croisés pop, rock, jazz, soul, funk et musiques du monde. Des prestations de la star mondiale Robbie Williams, de l’artiste maroco-canadienne Faouzia aux légendaires Scorpions, en passant par Cory Wong, Hypnotic Brass Ensemble et Brian Jackson, les différentes scènes du festival ont vibré au rythme de performances saluées par un public nombreux.
Ouvert jeudi à Casablanca, le festival Jazzablanca continue d’émerveiller les festivaliers en enchaînant des concerts d’exception et des rencontres musicales inédites. Au fil des soirées, la 19ème édition confirme sa capacité à réunir des artistes de renommée internationale et à offrir au public une programmation éclectique, où se côtoient jazz, rock, pop, soul, funk et musiques du monde dans une ambiance festive et conviviale. Le premier concert a été assuré par l’icône de la pop britannique qui a gratifié le public présent en nombre à la scène Casa Anfa d’une prestation magistrale à la hauteur de sa réputation d’artiste complet et de showman absolu. Accueilli très chaleureusement par des fans conquis, Robbie Williams a donné le ton dès sa montée sur scène en interprétant son tube « Let me entertain you » avec une énergie débordante. Spontané et jovial, il a interagi tout au long du concert avec le public, partageant constamment avec lui des anecdotes et des histoires sur son parcours artistique et sur ses expériences de vie. Accompagnée de danseuses et de musiciens talentueux, la star britannique a embarqué les spectateurs dans son univers musical mêlant pop, rock alternatif, dance et jazz. «Rock DJ», «Pretty Face», « Rocket », « Something Beautiful», «Feel»… Robbie Williams a interprété pour l’occasion ses tubes les plus emblématiques qui ont été repris en chœur par le public casablancais. Avec sa voix puissante et polyvalente, il a navigué avec maestria entre morceaux pop-rock explosifs et ballades douces, montrant toute l’étendue de son talent artistique et toute la richesse de son répertoire musical.
Immersion dans l’univers musical du groupe «Deluxe»
Sur la même scène, le public de Jazzablanca avait eu rendez-vous, plus tôt dans la soirée, avec le groupe français « Deluxe». Cette formation, l’une des plus originales de la scène musicale française, a présenté au public un show tout en couleur et en énergie, avec une immersion dans un son univers musical, mêlant funk, hip-hop, soul, jazz, pop et électro. Avec des costumes extravagants et une énergie communicative, ce groupe, composé de six membres, a installé sur scène une ambiance captivante avec des morceaux énergiques, des rythmes entraînants et des mélodies accrocheuses. Sur la scène 21, la trompettiste Yazz Ahmed a, quant à elle, proposé aux spectateurs une plongée dans son univers musical où elle façonne un «jazz arabe psychédélique» unique, comme l’explique-t-elle. Avec sa double culture, britannique et bahreïnie, elle a précisé à la presse qu’elle tient à refléter ce métissage culturel dans sa musique en combinant des rythmes arabes, des sonorités jazz et des textures électroniques.
Prestation magistrale de Faouzia
Le festival Jazzablanca s’est poursuivi, vendredi soir à Casablanca, avec une soirée sous le signe de la diversité musicale, mettant en vedette notamment l’autrice-compositrice et interprète maroco-canadienne, Faouzia, et le guitariste américain Cory Wong. Sur la scène Casa Anfa, Faouzia a ouvert le bal avec une prestation tout en douceur et en élégance. La jeune artiste de 25 ans a littéralement subjugué le public casablancais avec sa voix puissante et expressive, et sa maîtrise scénique. Plongeant les spectateurs dans son univers musical, à la croisée des frontières et des cultures, elle a livré une prestation magistrale, conférant à chaque morceau interprété une intensité rare. Se disant «Très heureuse» de se produire pour la première fois dans sa ville natale, Casablanca, Faouzia a interprété les chansons intournables de son répertoire avec une énergie irrésistible et une justesse vocale remarquable. Entre ballades suaves et titres rythmés aux sonorités pop, elle a gratifié le public de ses plus grands tubes, notamment « Dont’ ever leave me», «Sweet Fever», «Porcelain », «Tears of gold», «You don’t even know me» et «Minefields», un featuring avec John Legend. Chaque chanson interprétée par l’artiste maroco-canadienne a été accueillie chaleureusement par ses fans qui reprenaient les paroles en chœur dans un moment de communion et de partage.
Faouzia, l’une des artistes les plus prometteuses de la scène musicale internationale, a ensuite cédé sa place sur scène au guitariste nommé aux Grammy Awards, Cory Wong. Avec un style musical unique, mêlant jazz, groove et pop, et une créativité débordante, ce virtuose talentueux, qui s’impose aujourd’hui comme l’une des figures majeures du funk moderne, a insufflé un air festif sur la scène Casa Anfa. Entouré de musiciens au sommet de leur art et porté par un jeu de funk instrumental ultra dynamique, Wong a proposé une prestation de haut vol, ponctuée de morceaux aux rythmes entraînants et énergiques.
Soirée mémorable de José James, China Moses et Brian Jackson
La troisième soirée du festival Jazzablanca a offert une programmation mêlant rock, jazz contemporain et musiques fusion, marquée par la prestation des légendaires Scorpions. En tournée mondiale célébrant leurs soixante ans de carrière, les icônes du rock allemand ont livré l’un des concerts les plus attendus de cette 19ème édition. Le groupe a enflammé la scène Casa Anfa en interprétant plusieurs de ses titres emblématiques, notamment «Still Loving You», «Coming Home» et «Make It Real» , confirmant son statut de formation de référence sur scène. En ouverture de la scène Casa Anfa, «Hypnotic Brass Ensemble» a proposé une performance énergique mêlant jazz, funk et hip-hop. Le collectif originaire de Chicago a ensuite retrouvé le musicien marocain Mehdi Nassouli pour une création inédite fusionnant cuivres urbains et sonorités gnaoua. Sur la scène 21, José James et China Moses ont exploré les frontières entre jazz, soul et R&B contemporain à travers des prestations maîtrisées, tandis que Brian Jackson, figure majeure du jazz engagé, a replongé le public dans l’univers du jazz conscient qu’il a contribué à façonner aux côtés de Gil Scott-Heron, influençant durablement plusieurs générations d’artistes.









