Sabir Algandouzi : «Nous tenons à contribuer et à soutenir la création artistique»

Sabir Algandouzi : «Nous tenons à contribuer et à soutenir  la création artistique»

Najat Sabir Algandouzi, responsable de la Galerie Delacroix à Tanger

Dans cet entretien, Najat Sabir Algandouzi parle du lancement de la rentrée culturelle 2021-2022 ainsi que des projets de partenariat avec d’autres acteurs culturels et associatifs à Tanger.

ALM : Qu’est-ce que vous avez préparé pour cette rentrée culturelle ?

Najat Sabir Algandouzi : C’est une programmation riche qui nous attend et nous sommes très heureux au sein de la Galerie Delacroix de continuer nos activités dans le strict respect des règles sanitaires en vigueur. Nous sommes en train de décrocher les étoiles de l’exposition de Mohamed Mrabet et Mostapha Ben Malek que nous venons d’organiser en partenariat avec la Galerie Artingis et ce pour accueillir celle de l’artiste français Ernest Pignon-Ernest, dont le vernissage est prévu le 1er octobre et se poursuit jusqu’au 30 novembre dans le cadre du parcours des arts de Tanger. Il est considéré comme l’un des précurseurs de l’art urbain en France qui va nous présenter des œuvres inédites. Nous participons à une exposition collective organisée par 12 galeries dans le cadre du parcours des arts de Tanger. Cette exposition collective, dont le vernissage est prévu le 1er octobre à la galerie d’art contemporain Mohamed Drissi, constitue un temps fort de la programmation de la Galerie Delacroix. Nous allons clôturer l’année 2021 avec le vernissage de l’exposition numérique de Julien Poidevin. C’est un artiste intermédia qui présentera des installations audiovisuelles conçues pour la Galerie Delacroix.

Quelles sont vos activités les plus importantes programmées pour l’année 2022 ?

Nous travaillons beaucoup et continuons de présenter des œuvres d’artistes de référence et de jeunes talents en dépit de cette situation sanitaire particulière. Nous aurons une exposition de Mounir Fatmi en 2022. C’est une occasion pour le public de découvrir des œuvres de cet artiste multimédia marocain, qui vit entre Paris et Tanger. Nous programmons une exposition individuelle d’Amina Ben Bouchetta et une autre de Safae Ikhlas. Nous cherchons ainsi à privilégier les artistes femmes à travers un programme riche en activités.

Quelle est la particularité de la résidence nomade organisée par l’Institut français dans le cadre de cette nouvelle rentrée culturelle ?

Les résidences constituent pour nous un outil fort permettant de favoriser la coopération culturelle et nous tenons ainsi à contribuer et à soutenir la création artistique. Ainsi, nous venons d’accueillir quatre artistes et auteurs de bandes dessinées, en l’occurrence Aude Massot, Amruta Patil, Pierre Alexandre Lecrenier et Gaston, de son vrai nom Alain Rémy, ainsi que Djazia Perrier, vidéaste. Ils partent ensuite à Tétouan, Chechaouen, Moulay Idriss jusqu’à Meknès. Ils vont suivre le parcours du peintre Eugène Delacroix et faire un carnet de voyage, qui sera édité. Nous prévoyons en plus de cette résidence nomade plusieurs autres, dont certaines avaient été décalées à cause de la pandémie.

Avez-vous des projets de partenariat avec d’autres galeries à Tanger ?

Nous travaillons beaucoup pour contribuer à la promotion de la création artistique et sommes ainsi toujours à la recherche de partenaires pour la réalisation d’un grand nombre d’activités ensemble. Comme je viens de le l’évoquer au début, nous avons organisé l’exposition de Mohamed Mrabet et Mostapha Ben Malek en partenariat avec la Galerie Artingis. Nous aurons naturellement d’autres collaborations avec d’autres galeries, mais aussi avec des associations à travers des actions et projets nous permettant de s’ouvrir à un large public.

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