Sabrine Lahrach : «Ma participation au Parcours des arts me permet de m’ouvrir au public»

Sabrine Lahrach : «Ma participation au Parcours des arts me permet de m’ouvrir au public»

Dans cette interview Sabrine Lahrach parle de sa participation au troisième Parcours des arts de Tanger, dont les travaux prennent fin le 31 octobre.

ALM : Que représente pour vous votre participation au Parcours des arts de Tanger?

Sabrine Lahrach : Ma participation à cette édition constitue pour moi un événement très important, me permettant de m’ouvrir au public. Surtout que cet événement réunit une pléiade de grands maîtres et de jeunes artistes dans le cadre d’un échange culturel, artistique et visuel. Cette édition m’a également donné l’occasion d’exposer dans les deux galeries de Dar d’Art et de Mohamed Drissi de Tanger, qui sont des lieux de prédilection du public et jouant en faveur de la promotion des jeunes artistes.

Qu’est-ce que avez choisi comme œuvre pour cet événement ?

J’ai choisi pour cet événement un ensemble de travaux qui se distinguent d’abord par des coupures et des collages sur papier en coton «Stitches» et d’autres sur toile et intitulées «Accumulations». J’ai gardé mon style dans la réalisation de ces travaux basés sur l’artisanat et inspirés des expériences de vie reflétant des aspects de la réalité. Elles font partie de mes œuvres matures, mais qui sont réalisées sous le même thème et autour duquel je travaille toujours.

Pourriez-vous nous expliquer votre influence par l’artisanat dans votre travail ?

J’ai voulu dans mon travail créatif remonter à mon enfance et de m’inspirer de mon environnement culturel. C’est pourquoi toutes mes œuvres sont en rapport avec les métiers d’artisanat et traitant pour leur majorité des thèmes de l’injustice et la marginalisation dans la société. J’ai un grand amour pour la couture dont j’ai fait la base de mes travaux. Je me sens très liée à ce métier d’artisanat. Car ma mère exerçait comme couturière et j’étais séduite par du papier, les fils, les aiguilles, le tissu ainsi que tous les outils composant la machine à coudre. J’ai pu garder de cette période plusieurs souvenirs que j’essaie d’exploiter dans mes travaux de la photographie, de dessin, de composition, … D’ailleurs, tout le matériel de couture que ma mère utilisait y est présent de façon répétée dans mon œuvre.

Comment avez-vous développé votre passion pour l’art ?

Mon amour pour l’art m’a poussée à intégrer l’Institut national des beaux-arts (INBA) de Tétouan que je considère comme ma première étape dans le monde artistique. J’ai eu besoin d’une formation académique pour avoir plus de connaissances et savoir et acquérir plusieurs techniques artistiques et visuelles et ce sous la direction d’un groupe de professeurs, d’artistes, de critiques s’art,… surtout que l’INBA de Tétouan a vu sortir plusieurs promotions et des pionniers d’art : Mohamed Melehi, Farid Belkahia, Mustapha Boujamoui et Abdellkrim Ouazani.

Parlez-nous de votre parcours artistique…
J’ai débuté mon parcours artistique directement après mon diplôme de l’INBA. J’ai exposé pour la première fois à la galerie «Le cercle des arts» à Tanger. J’ai eu ma deuxième exposition à la galerie Alyss art à Rabat. J’ai été nommée pour le prix Mustaqbal, initié par la Fondation TGCC pour l’art et la culture. J’ai participé ensuite à l’exposition «Entre les fils» à la galerie Dar d’art de Tanger. Je travaille actuellement sur plusieurs projets autour des différents thèmes et en rapport avec la mémoire commune.

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