Salima Tazi Kettani : Les Å“uvres muséales attirent nombre de collectionneurs

Salima Tazi Kettani : Les Å“uvres muséales attirent nombre de collectionneurs

ALM : La Marocaine des Arts est une nouvelle maison qui fait son apparition sur le marché. Comment pensez-vous vous démarquer ?

Salima Tazi Kettani : Il ne faut pas oublier que la création de la Marocaine des Arts n’est pas le fruit du hasard. C’est notre passion commune pour l’art qui, mes associés, Simohamed Chaoui et Fihr Kettani, et moi-même, nous conduit à créer cette nouvelle maison de vente aux enchères. Je pense que cette passion qui nous anime et la force qui en découle forment la pierre angulaire de notre succès. Cette passion nous donne envie de partager et mettre au service des collectionneurs notre savoir-faire et notre expertise. Nous veillons à faire preuve d’un grand professionnalisme et voulons créer un lien fort avec les collectionneurs, que ce soit du côté acheteur que celui de vendeur en faisant preuve d’une éthique irréprochable.

Vous avez organisé, le 1er juin, une vente aux enchères. Comment l’évaluez-vous ?

La première vente aux enchères qui s’est tenue, samedi 1er juin, au Studio des Arts Vivants a été un succès d’autant plus qu’il s’agissait pour nous d’une première. Cette vente a rassemblé à peu près 80 amateurs d’art, sans parler des collectionneurs étrangers et marocains qui ont suivi la vente par téléphone. La moitié des pièces que nous avons rassemblées a trouvé acquéreur, ce dont nous pouvons nous réjouir. Parmi ces pièces, je pense par exemple aux œuvres d’Edy Le Grand ou Mantel du côté des Orientalistes ou à des œuvres majeures de Cherkaoui, Gharbaoui ou Miloud Labied, les pères de notre peinture marocaine ! L’important pour nous était d’être le plus professionnel possible et que le public soit satisfait.

Quel constat faites-vous du secteur ?

Le marché de l’art au Maroc est, parmi tous les autres marchés, un de ceux qui se portent bien. Il est en pleine ouverture et nombre de projets sont en train de voir le jour, de nouvelles galeries ouvrent, le musée de Rabat qui est en train de naître, les artistes marocains qui vont être à l’honneur à l’Institut du monde arabe à Paris en 2014… Nous sommes heureux de faire partie de ce mouvement. En plus, au Maroc, nous avons encore la chance de voir sortir sur le marché des œuvres muséales qui ne cessent de prendre de la valeur, ces œuvres attirent nombre de collectionneurs…

Quels sont les artistes dont vous proposez les œuvres ?

La majorité des pièces que nous avons rassemblées vient de collectionneurs privés dont il est de notre devoir de respecter l’anonymat.  Nous avons porté un soin particulier au choix des œuvres que nous avons présentées lors de la vente du 1er juin. Plus de quarante artistes, dont ceux que j’ai déjà cités plus haut, étaient représentés. On a présenté des artistes marocains ou ayant une attache avec le Maroc. Pour vous en citer d’autres, Majorelle, Ben Cheffaj, Saladi, Hassan Bourkia, Melehi, Radia Ben El Houcine, Ouazzani, Yamou…

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