Son ami, Mekki Zouaoui, témoigne : Feu Abdelilah Belghazi, un fondateur de musées aux perles rares

Son ami, Mekki Zouaoui, témoigne : Feu Abdelilah Belghazi, un fondateur  de musées aux perles rares

«Il a formé des générations. Et j’ai vu comment ses enfants ont baigné dans une atmosphère de conservation de patrimoine et de rayonnement de la civilisation marocaine. Aussi, les musées publics ne peuvent être comparés à la richesse et la qualité des pièces dont il dispose».

Ses musées sont de renom. Leur fondateur, feu Abdelilah Belghazi, l’est aussi. Cependant, la vie du défunt, décédé récemment suite aux séquelles de la Covid, n’est pas assez connue auprès de toutes les générations. A cet effet, le professeur universitaire, Mekki Zouaoui, passionné de culture et ami depuis belle lurette du regretté, raconte le parcours de celui-ci avec beaucoup d’intérêt. «C’est une grande figure de la préservation du patrimoine. C’est aussi une valeur et une perte immense non seulement pour sa famille et ses amis mais pour tout le Maroc qui a perdu un trésor national public et vivant ainsi qu’une encyclopédie», exalte le professeur qui estime que ses propos sont susceptibles d’être étonnants pour certains. «Depuis ma connaissance du défunt il y a environ 25 ans, j’ai découvert sa passion pour le Maroc, son patrimoine et sa culture. Il était une école à la fois. Il avait aussi une forte mémoire. Il arrivait à parler de chaque pièce qu’il a dans le musée», détaille l’interlocuteur.

Pour lui, le regretté avait une connaissance solide, était expert en plusieurs domaines et exceptionnellement dynamique. «Il a formé des générations. Et j’ai vu comment ses enfants ont baigné dans une atmosphère de conservation de patrimoine et de rayonnement de la civilisation marocaine. Le souhait de tous c’est de tendre la main pour que les musées soient nationaux. Aussi, les musées publics ne peuvent être comparés à la richesse et la qualité des pièces dont il dispose», détaille M. Zouaoui. Le tout en rappelant ses échanges avec feu Belgahzi. «Il s’est fait opérer avant la Covid. Nous avons, par la suite, échangé par téléphone», enchaîne le professeur qui énumère les passions du regretté de son vivant. «Il aimait la vie et il avait des projets, il a repris. A la fin, à l’hôpital, il avait même une recommandation, un souci et un message à transmettre. Il pensait également aux temps ultérieurs. Il a accompli sa mission. En tout cas, ses enfants sont passionnés et je suis optimiste dans ce sens. S’il était encore en vie, il aurait fait plus.

Quand bien même, ses enfants porteront le flambeau», ajoute l’intervenant qui ne cache pas être profondément attristé par la disparition de ce grand ami. Cela étant les musées privés du regretté, en particulier le musée «Dar Belghazi» par lequel il a voulu contribuer à la préservation du patrimoine marocain authentique et de ses chefs-d’œuvre rares et précieux, témoignent, comme l’a indiqué le message royal, «des compétences et de la créativité de l’artisanat marocain à travers les âges». Un parcours qui a tout le mérite d’être connu.

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