Symbole
La 14ème édition de la Zahria de Marrakech, le Moussem de la fleur d’oranger, se tiendra jusqu’au 12 avril, une édition placée sous le signe du renouveau s’inscrit dans un contexte naturel exceptionnel et un cadre législatif historique pour le patrimoine marocain.
Ce Moussem est organisé par l’Association Al Muniya de Marrakech en partenariat avec de nombreuses institutions dont le ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication, le conseil communal de la ville de Marrakech et le conseil de la région Marrakech-Safi, indique l’association dans un communiqué.
Alors que l’hiver dans la région du Al Haouz n’a jamais été aussi pluvieux, on assiste à un «printemps du miracle», ce moment de bascule où la nature après des années de sècheresse explose de vie, où la pluie sature les couleurs et sublime les paysages.
Une transformation soudaine et merveilleuse dont la fleur d’oranger est l’incarnation physique. Les bigaradiers s’habillent de points blancs irrigués par les eaux du ciel qui au contact du soleil deviennent des fleurs immaculées libérant un parfum enivrant se répandant dans toute la ville. Cette fleur est bien plus qu’une simple floraison, elle est le symbole universel du passage de l’ombre à la lumière et incarne un renouveau qui ne renie pas le passé.
Sur un même arbre, on peut observer simultanément les fruits de l’année précédente, les boutons naissants et les fleurs épanouies, liant ainsi chaque cycle au suivant.
Pour marquer ce renouveau miraculeux, le Moussem de la fleur d’oranger propose un programme d’activités culturelles riche et itinérant.
La Zahria de Marrakech, portée par les femmes et gardienne d’une tradition séculaire, ne célèbre pas seulement un parfum, mais la force d’un patrimoine immatériel désormais inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel du monde islamique (Icesco, reconnaissance internationale majeure qui valide la valeur historique et culturelle du Moussem, poursuit la même source, notant qu’il s’agit aussi d’une reconnaissance internationale qui renforce l’ambition de l’Association Al Muniya – déjà agréée par l’Unesco en tant qu’ONG experte – pour un futur classement au patrimoine mondial de l’humanité.










