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Steel Alive feat et Adil Smaali dévoilent «Marra»

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«Marra», tel est le nouveau titre du Steel Alive et Adil Smaali sorti le 29 mai. Un morceau qui marque une nouvelle étape dans leur exploration des musiques méditerranéennes.

Steel Alive, les fameux multi-instrumentistes et producteurs nomades, s’associent au chanteur, musicien, auteur et compositeur Adil Smaali et présentent un nouveau titre intitulé «Marra». Entre basses dub, pulsations électroniques, spirales chaâbi, et énergie hip-hop & reggae, ce titre déploie un hymne entêtant et profondément dansant. Dans «Marra», les langues se croisent comme les trajectoires humaines. Le français rencontre le darija. Les blessures intimes dialoguent avec les secousses du monde contemporain. «A cause des lois, de mes choix, ma foi…». Le refrain devient peu à peu un mantra pour toutes les existences déplacées, pour celles et ceux qui continuent d’avancer avec les larmes au bord des yeux sans renoncer à la lumière. Le clip accompagne cette matière humaine avec une esthétique profondément mouvante. On y voit Steel Alive et Adil Smaali traverser les paysages et les rues de la région de Taghazout jusqu’aux dunes de Timaline, entre lumière atlantique, scènes de vie, silhouettes furtives et instants suspendus. Les générations s’y croisent naturellement, les habitants composent une mosaïque humaine vivante, entre jeunesse nocturne, regards silencieux et présences captées au fil du mouvement. Tout y semble fluide. En circulation constante. Les couleurs chaudes du jour, les places vivantes, les vagues atlantiques et les lumières nocturnes des soirées marocaines glissent les unes dans les autres dans une continuité presque hypnotique.

Le clip refuse les frontières figées : il avance par vibrations, rencontres et connexions humaines. Il capte ces moments suspendus où des mondes différents se frôlent, fusionnent et finissent par créer une énergie commune. Depuis sa création à Lyon en 2014 puis son évolution entre la métropole et l’île de La Réunion, Steel Alive construit une musique impossible à enfermer dans un carcan esthétique figé. Formé par Pouss et Lucas, le duo développe une identité sonore immédiatement reconnaissable : un dub organique où basses stepper, textures électroniques, influences hip-hop, scratchs et accordéon dialoguent librement avec les musiques populaires du monde. Mais chez Steel Alive, la musique n’est jamais pensée comme un territoire fermé. Elle se nourrit avant tout des rencontres humaines, des amitiés musicales, des connexions spontanées nées sur la route, dans les festivals, les nuits de tournée et les vibrations partagées. Au fil des collaborations, leur univers n’a cessé de s’élargir comme une cartographie sensible et sonore en perpétuelle expansion.
Quant à Adil Smaali, il est né à Tanger, bercé par le flamenco arabo-andalou, le gnawa, le raï, les chants nord-africains et les rythmes de transe méditerranéens. Cet artiste porte lui aussi une musique façonnée par le déplacement et les croisements culturels. Arrivé seul en France à l’âge de 15 ans, il transforme très tôt la musique en espace de reconstruction intime. Ses voyages de l’Inde au Cap-Vert, de Berlin au Mexique, nourrissent aujourd’hui une esthétique hybride où traditions populaires et musiques électroniques fusionnent naturellement.