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Tanger : Des fresques sur la nouvelle trémie de Gzenaya

© D.R

Les artistes participants ont donné libre cours à leur imagination

Ayant à leur actif plusieurs participations aux ateliers de peinture murale au Maroc et à l’étranger, des artistes marocains sont invités à faire de l’extérieur de la nouvelle trémie de Gzenaya, ouverte à la circulation il y a plus d’une quinzaine de jours, une galerie à ciel ouvert. Ils sont tous enthousiastes à l’idée de prendre part à cette belle expérience chapeautée par la wilaya de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et dont le concept est élaboré par l’architecte Youssef Melehi. D’autant plus que ce concept est nouveau pour Gzenaya, qui est en pleine mutation grâce à plusieurs projets (nouvelle trémie, aménagement de la corniche, espaces verts, …) dans le cadre du programme d’intégration de réhabilitation et de développement de cette commune. «C’est une belle expérience permettant de donner une nouvelle vie à cet espace et de faire découvrir l’art aux habitants et en particulier les jeunes», a dit Abdelkader Melehi, artiste-peintre.

Comme à son habitude, il reste, pour sa nouvelle fresque, fidèle à son style et son travail graphique simple et plus lisible, mais inspiré par l’espace et le grand dynamisme que vit ces dernier temps la commune de Gzenaya. Considérée la plus longue dans la région du nord avec 700 mètres de longueur, «la nouvelle trémie avec les fresques murales des artistes participants et les espaces verts d’à côté contribuent au grand changement et embellissement que connaît la ville», a souligné Abdelkader Melehi.

Très impressionnés par l’architecture et les équipements de la nouvelle trémie, les artistes participants ont donné libre cours à leur imagination pour la réalisation des peintures inspirées de l’ambiance et du grand changement accompagnant l’entrée en service de cet ouvrage routier. «J’ai beaucoup apprécié en tant qu’artiste, cette initiative qui vise à intégrer l’art dans l’environnement urbain de nos villes. C’est une exposition permanente offerte au regard des gens. Elle nous donne le sentiment d’être proches du public et de partager avec lui ce que nous ressentons et l’idée et le sujet de notre travail», a confié Anas Bouanani, artiste-peintre, avant d’ajouter que sa nouvelle peinture murale reflète l’ambiance de cet espace et de son environnement avec «des traces de pieds et des véhicules bien présentes».

Grande habituée des ateliers de peinture murale organisés dans le cadre du moussem annuel d’Asilah, l’artiste-peintre Najoua El Hitmi fait part de sa joie de participer à cette nouvelle expérience avec une nouvelle œuvre inspirée de l’ambiance accueillante du Maroc en général et de Tanger en particulier. «C’était un grand plaisir de participer à cette initiative malgré le travail un peu dur sous la chaleur en plein Ramadan, mais surtout un vrai challenge de par la complexité de la structure. Il s’agit plus de sculpture rurale ondulatoire que de simples murailles. Cela m’a pris un temps de réflexion pour tenir le fil, et arriver à décider de ce que j’allais en faire», dit-il.

Ce genre d’œuvre, selon Najoua El Hitmi, impressionne et attire l’attention des habitants ainsi que les visiteurs de la ville. «Je  voulais que tout cela soit plutôt accueillant à l’image du Maroc, de Tanger, de nos valeurs et notre générosité», dit-elle, faisant remarquer qu’elle a voulu opter dans son travail pour «le vert et le rouge, les couleurs du drapeau national, mais aussi le vert pour la paix, l’écologie, la fleuraison et le rouge pour le mouvement, la dynamique».

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