Touria El Glaoui : «Notre objectif est de soutenir les artistes d’Afrique et de sa diaspora»

Touria El Glaoui : «Notre objectif est de soutenir les artistes d’Afrique et de sa diaspora»

Entretien avec Touria El Glaoui, fondatrice de la Foire d’art contemporain de Marrakech

Le Contemporary African Art Fair (1-54 Marrakech), la Foire d’art contemporain africain, plus grande foire internationale dédiée à la promotion de l’art contemporain, revient pour une troisième édition à Marrakech du 20 au 23 février 2020. Sa fondatrice Touria El Galoui se confie à ALM en abordant les nouveautés de cette édition et l’évolution de cet événement inédit.

ALM : Vous venez d’être décorée Chevalier des arts et lettres à Marrakech. Que représente pour vous cette distinction ?

Touria El Glaoui : C’est un honneur d’être reconnue de cette manière. Lorsque j’ai lancé la foire pour la première fois en 2013, je n’aurais jamais imaginé qu’elle grandirait pour avoir son importance.

Je suis reconnaissante au nombre innombrable de personnes qui m’ont soutenue et la foire dans son ensemble. Ce n’était en aucun cas une entreprise individuelle, mais une réussite collective de tous, artistes, galeries, collectionneurs, sponsors et visiteurs.

La Foire de l’art contemporain africain revient à Marrakech du 20 au 23 février, quelle est la particularité de cette édition par rapport à la précédente ?

Pour la première fois, plus de la moitié des vingt galeries participantes sont basées sur le continent. C’est une étape que nous espérions atteindre depuis longtemps, et qui rend cette édition particulièrement spéciale.

Quel sera le thème du Forum cette année et pourquoi ce choix ?

1-54 Forum est organisé cette année par The Showroom, Londres, avec Elvira Dyangani Ose.

Il explore les multiples modalités de pratique d’un art socialement engagé. Intitulé «On Focus : Communal Knowledge at Large», le thème du Forum 1-54 a été inspiré par le programme de longue date du Showroom Communal Knowledge. Leur programme organise des projets collaboratifs qui traitent des questions sociales et politiques affectant le contexte du nord-ouest de Londres, où est basé The Showroom.

Combien de visiteurs attendus pour cette édition ?

L’année dernière, l’édition de Marrakech a accueilli 6.000 visiteurs et nous espérons avoir des chiffres similaires, voire plus élevés cette année.

Vous avez lancé la foire en 2013 à Londres puis en 2015 à New York. En février, 2018, la foire a été créée à Marrakech, quel bilan faites-vous ?

Le voyage a été incroyable, bien que nous ayons grandi et inclus deux autres éditions depuis la première foire de Londres, nos valeurs demeurent les mêmes : soutenir les artistes d’Afrique et de sa diaspora et devenir une partie valorisée et durable des scènes artistiques dans lesquelles nous travaillons. Notre modèle est flexible et réagit aux besoins des artistes africains et diasporiques ainsi qu’aux contextes culturels et sociopolitiques dans lesquels nous sommes basés.

Quel regard portez-vous sur le marché de l’art contemporain marocain ?

Le marché de l’art contemporain connaît très certainement une croissance et nous voyons de plus en plus de collectionneurs locaux s’intéresser aux arts dans leur localité plutôt qu’à l’international en Europe et aux États-Unis, ce qui est très prometteur.

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