Culture

Troisième édition du Festival de l’art du Madih et du Samaâ: Laâyoune à l’heure du chant religieux

La troisième édition du Festival de l’art du Madih et du Samaâ s’est ouverte dimanche à Laâyoune avec la participation de grands noms de la musique spirituelle. Ce festival vise à préserver et à mettre en lumière le patrimoine musical national et à promouvoir ce genre de musique imprégné de spiritualité.

Initiée par l’Alliance des musiciens hassanis pour le patrimoine et le développement social en collaboration avec la Commission régionale des droits de l’Homme de Laâyoune-Smara, cet événement vise à perpétuer et préserver l’art authentique du Madih et Samaâ en tant que composante principale du patrimoine culturel marocain.

Destiné à préserver et promouvoir ce genre artistique, ce festival de cinq jours prévoit une multitude de soirées artistiques à la place Almichouar, ainsi que des veillées religieuses animées par des troupes de renom.

Selon les organisateurs, à travers une programmation étoffée puisant dans l’authenticité du Madih et Samaa, cette troisième édition cherche à revaloriser cet art et l’enraciner dans l’esprit des générations montantes.

Des troupes de plusieurs villes du Royaume, célèbres aussi bien les unes que les autres, se joindront à celles de la ville de Laâyoune, chef-lieu des provinces du Sud, pour animer des veillées de Samaa et Madih dans nombre de zaouïas, connues pour leur rôle dans la diffusion et l’épanouissement du soufisme et du Samaâ.

Outre le volet artistique, cette édition prévoit des activités pédagogiques et des débats autour de l’art du Madih et du Samaâ, et une rencontre sur la vie du Prophète, avec la participation d’une pléiade de chercheurs. Ainsi qu’une session de formation qui profitera à un ensemble de jeunes et étudiants passionnés par l’art authentique du Madih et Samaâ qui fait partie intégrante du patrimoine religieux et culturel marocain.

La cérémonie d’ouverture de ce festival s’est déroulée en présence de Mohamed Yahdid Bouchaâb, wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra. Cette soirée qui a drainé un large public, de visiteurs de jeunes et moins jeunes, férus de cet art sublime, a été marquée par la présentation des chants authentiques de la musique soufie et des poèmes à la gloire du Prophète.

Conçu pour perpétuer la pratique de l’art authentique du Madih et Samaâ, en tant que composante essentielle de l’identité culturelle marocaine, le festival est également une occasion pour mettre en lumière le rôle joué par le soufisme pour la défense de l’unité territoriale du Royaume.

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