Culture

Un événement, une cause

Neuf femmes rurales sur 10 ne savent ni lire ni écrire au Maroc. Un chiffre des plus alarmant face auquel il a été, et c’est toujours le cas, nécessaire de mener un combat acharné et de longue haleine. Le Comité de soutien à la scolarisation des filles rurales (CSSF) fait partie de ces associations qui ont fait de l’éducation le seul et unique objet de leur efforts, conscientes du danger que représente l’ignorance pour un pays émergeant comme le Maroc.
Créé en 1997, le CSSF a pour message celui de l’espoir pour des filles et femmes qui, de par l’enclavement des campagnes où elles vivent, sont les plus pénalisées. Un espoir qui s’est vite traduit par des actions concrètes visant l’amélioration des taux et des conditions de scolarisation en milieu rural, l’échange d’information entre les différents intervenants du domaine éducatif et le soutien des actions menées pour un accès et une rétention des filles rurales dans l’enseignement fondamental.
Le tout dans une approche de proximité et de résultats concrets. Ainsi, on a assisté à une rencontre de sensibilisation et d’information avec les représentants des médias et la préparation d’une campagne radiophonique pouf ces communautés en langues arabe, française et amazigh. A la parole se sont joints les actes. Un atelier de formation en faveur des associations locales, partenaires du CSSF sur les techniques du plaidoyer en collaboration avec GEA-USAID, a eu lieu.
Un répertoire de plus de 120 ONG locales et nationales oeuvrant dans ce domaine a alors été établi. « Last but not the least », un projet baptisé « Une bourse pour réussir », a aussi été mis en place. Son objectif est de pallier le déficit enregistré en termes de structures d’accueil et d’insuffisance du nombre de bourses octroyées par le Ministère de l’éducation nationale. Des obstacles qui font que des milliers d’enfants ruraux abandonnent leurs études.
Le projet a permis jusqu’à présent à 120 filles d’accéder au deuxième cycle de l’enseignement fondamental. Des initiatives louables et qui préparent d’ores et déjà un lendemain meilleur pour l’enfance marocaine. Caftan ne pouvait que se joindre à cette bonne action en versant, depuis deux années déjà, la totalité des bénéfices réalisés au CSSF.

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