Un voyage surréaliste à la découverte de soi

Un voyage surréaliste  à la découverte de soi

Un nouveau roman «Ceci n’est pas un miroir» de Mokhtar Chaoui

 

Ecrit en un temps record de moins de 15 jours, le dernier ouvrage «Ceci n’est pas un miroir» de Mokhtar Chaoui est inspiré de cette ambiance maussade, d’incertitude et de confinement face à la pandémie de la Covid-19. Pour l’écrivain tangérois, cet écrit est incontestablement le plus angoissant et le plus noir qu’il n’ait jamais écrit, mais assurément le plus interpellateur sur la condition humaine. Ainsi, Mokhtar Chaoui a su intelligemment utiliser les événements de l’actualité pour moquer de notre monde, usant d’humour et de cynisme plein de bon sens, comme c’était le cas pour ses dernières œuvres. «Il faut toujours un grand cataclysme, une crise mondiale ou une pandémie pour provoquer le vrai duel. C’est le cas de millions de personnes qui ont été amenées, à cause du Coronavirus et du confinement, à se regarder dans le miroir et à entamer une introspection qui fut salvatrice pour quelques-uns, tragique pour la majorité», explique l’écrivain tangérois.
Que va-t-il découvrir lorsqu’il plongera au fond de lui, et surtout que va-t-il devenir ? Qu’ont-ils découvert toutes celles et tous ceux qui se sont livrés à cet exercice d’introspection pendant le confinement ? Autant de questions auxquelles Mokhtar Chaoui a essayé de répondre à travers cet ouvrage. «Beaucoup de choses insoupçonnées, sans aucun doute, mais surtout la certitude que ce qu’on prend pour la vérité, notre vérité, n’est qu’un lacis de mystifications», dit-il.

Voyage surréaliste à la découverte de soi

Dans «Ceci n’est pas un miroir», Mokhtar Chaoui livre un thriller qu’il est impossible de ne pas se sentir concerné en le lisant. Ce roman est un voyage surréaliste à la découverte de soi. C’est l’histoire d’un homme qui «se voyait et se croyait bon, doux, aimant, viril, charismatique, généreux, attentionné, altruiste; un homme presque parfait. Vient la Covid, suivie du confinement, et son champ de vision se réduit à sa propre personne. Le voici contraint de ne plus se regarder dans les miroirs des autres, mais uniquement dans le sien», explique Mokhtar Chaoui.

Jeu d’un miroir

Dans ce roman surréaliste, accouché dans le stress, l’incompréhension et l’impuissance d’un confiné, l’auteur dissèque avec une vraie pertinence la mauvaise foi, le mensonge, la honte ; les travers de l’homme moderne ! Le lecteur est pris par le jeu d’un miroir qui n’est pas comme les autres ; il accompagne aussi les personnages dans leur petitesse et leurs mesquineries ; il finit, à son insu, à s’identifier à l’un d’entre eux.
Né le 26 décembre 1964 à Tanger, Mokhtar Chaoui est enseignant-chercheur à l’Université Abdelmalek Essaâdi à Tétouan. Il a réussi à se faire un nom parmi les écrivains marocains d’expression française grâce à ses écrits (romans, nouvelles, recueils de poèmes et chroniques). Il participe à plusieurs manifestations culturelles et de pratique du théâtre.

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