Une cérémonie en présence de sa veuve Hélène : Le legs de Abderrahmane Youssoufi pour les générations futures

Une cérémonie en présence de sa veuve Hélène : Le legs de Abderrahmane Youssoufi pour les générations futures

C’est toujours avec une grande sensibilité qu’elle évoque son défunt mari Abderrahmane Youssoufi. Lors de la prestigieuse cérémonie célébrant, lundi après-midi à Rabat, les actes de donation de la famille du défunt en faveur de la Fondation nationale des musées (FNM), Hélène Youssoufi n’a pu cacher son émotion en s’exprimant à propos du regretté.

Elle s’est quant même ressaisie pour déclarer : «Je suis fière de voir tant de monde venir saluer la mémoire de Youssoufi surtout pour ce qu’il a fait pour le Maroc ». Le tout en se lançant dans des confidences. « Nous sommes rassemblés pour réaliser les vœux de mon mari afin de léguer ses biens matériels et immatériels pour que l’empreinte d’un dévouement à la nation soit préservée et pour que son engagement puisse inspirer les générations futures du Maroc», avance-t-elle.
Pour la conjointe du défunt, cet acte n’est que «l’aboutissement logique de toute une vie que nous avons portée ensemble pour son pays». «Nous ne faisons que rendre aux Marocains ce qui leur appartient. Abderrahmane a tant donné au Maroc et il continue à le faire», enchaîne Mme Youssoufi en présence d’éminentes personnalités, notamment le conseiller royal, André Azoulay. Une présence dont se félicite le président de la FNM, Mehdi Qotbi. «On fête l’amitié avec Youssoufi qui nous était cher. Je vois ses amis, ceux qui l’aimaient», s’enthousiaste l’orateur.

Pour lui, le regretté « était et restera l’homme d’Etat qui a marqué l’histoire de notre pays». Sous un angle artistique, M. Qotbi indique que le défunt a considéré l’art et la culture comme moyens de « promotion du dialogue et de lutte contre l’ignorance et l’obscurantisme». «Il mettait en avant la centralité de la culture dans la vie en encourageant les Marocains à se rendre aux lieux d’art. Pour lui, les musées appartiennent à tous les Marocains. Feu Youssoufi restera toujours parmi nous», poursuit le président. Egalement de la partie, Jamaâ Baida, directeur des Archives du Maroc, qui fête ses dix ans, met en avant cette institution et sa «crédibilité chez les familles».

Le tout en énumérant les dons faits à cette structure. Tel qu’il le précise, celles-ci se chiffrent à «50 collections». Entre histoire, architecture, politique et culture, ces collections, également académiques, sont diverses. A propos du regretté, M. Baida indique : «Youssoufi, en tant que résistant, avocat et Premier ministre dans le gouvernement d’alternance, était un homme, au parcours exceptionnel, qui a marqué l’histoire du Maroc». Pour le directeur, le disparu est, de par cette donation, «un patriote de son vivant et après sa mort». Le tout sans manquer de devoir une fière chandelle à «Mbarek Bouderka, ami du défunt et artisan de cette donation». Aussi, cette offrande, qui est, pour lui, une «fierté» pour l’institution, «sera un exemple pour d’autres personnalités». «Ce sont les archives des particuliers qui alimentent également la mémoire», ajoute-t-il.
La présidente du Conseil national des droits de l’Homme abonde dans le même sens. «Cette remise de fonds constitue une partie de la mémoire et une source de promotion de l’histoire», estime Amina Bouayach qui qualifie le geste de «symbolique».

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