«Une identité marocaine» : Le signal d’une reprise

«Une identité marocaine» : Le signal d’une reprise

Des œuvres inédites de Melehi, Chaibia, Belkahia ou Kacimi mises aux enchères le 27 juin à Casablanca

Après des semaines de fermeture en raison de la pandémie du coronavirus, la Compagnie marocaine des œuvres et objets d’Art (CMOOA) organise une vente aux enchères, le 27 juin à Casablanca. Intitulée «Une identité marocaine», cette vente est décisive aux yeux de ses initiateurs «pour survivre en tant qu’entreprise à la crise mais surtout pour animer la scène artistique nationale et donner le signal d’une reprise», indique Hicham Daoudi, président de la CMOOA, la considérant comme «un acte de résistance et un enjeu très important».

Contexte national oblige, la CMOOA a pris toutes les mesures sanitaires pour accueillir jusqu’à 25 personnes durant la manifestation sur réservation des places, «tout en respectant les gestes barrières et l’éloignement de 1,50m entre chaque siège», explique-t-on. En somme, CMOOA souhaite répondre par l’excellence face à cette adversité pour inscrire son travail aux côtés de celui des grands artistes nationaux. «Nous avons refusé de baisser les bras durant cette crise. Même si le navire devait prendre l’eau, il nous fallait garder un cap». Pour le symbole d’adversité, CMOOA a attribué la couverture du catalogue de cette 69e manifestation au père de la modernité marocaine, Jilali Gharbaoui (1930-1971), pour saluer sa mémoire et son œuvre.

93 œuvres d’art et 40 artistes

Cette vente aux enchères propose une collection exceptionnelle. Elle réunit, selon les initiateurs, des œuvres majeures des pionniers de la modernité marocaine. «Certaines œuvres connues sont apparues dans plusieurs publications, et d’autres jamais dévoilées car gardées jalousement par leurs propriétaires depuis plus de 50 ans. Hormis quelques absences, les 93 lots peuvent tout aussi bien être présentés comme une trame de l’histoire de l’art marocain, qui absorbe la trace des grands artistes européens venus au Maroc dès la fin du XIXe siècle», explique-t-on.

De Hassan El Glaoui à Jilali Guarbaoui, Miloud Labied, Chaibia Talal, Mohamed Melehi, Farid Belkahia, Mohamed Hamidi, Mohammed Kacimi, Fouad Bellamine, en passant par Jacques Majorelle, Henri-Emilien Rousseau ou encore Henri Jean Pontoy… ce sont les œuvres de quarante artistes qui ont été rassemblées dans le cadre de cette vente. «Cette sélection d’œuvres, à défaut de pouvoir restituer le plus fidèlement possible toutes les aventures plastiques marocaines, convoque certaines de ces grandes figures artistiques pour rappeler le Maroc ancien, les premières années d’après l’indépendance, l’affirmation d’une identité moderne, jusqu’à l’intensité de recherches plus contemporaines», peut-on lire dans le catalogue de cette vente.

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