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Une première mondiale pour «Jours d’été» de Faouzi Bensaidi

19ème Festival international du film de Marrakech

Un beau sacre pour Faouzi Bensaidi. Son tout nouveau film «Summer days» (Jours d’été) vient d’être dévoilé, dimanche soir, pour la première fois. Et c’est au 19ème Festival international du film de Marrakech (FIFM), qui se poursuit jusqu’au 19 novembre, que cet éminent cinéaste marocain a notamment cette belle opportunité de projeter son œuvre cinématographique dans la section «Panorama du cinéma marocain», programmée lors de cette grand-messe artistique qu’il ne manque également pas de remercier chaleureusement.

Un film qui ouvre le bal du «Panorama»
En prélude à sa projection, le réalisateur, dont le film ouvre le bal de cette section, s’exprime sur sa démarche artistique pour concevoir ce long-métrage. Il y renoue à la fois avec sa passion pour le théâtre, notamment celui de Tchekhov et son amour de comédien tout en s’entourant, le temps d’un tournage à Tanger, d’artistes marocains de renom, notamment Mouna Fettou, Nezha Rahil, qui n’est autre que l’épouse du créateur Mouhcine Malzi, Nadia Kounda, Said Bey, Mohamed Choubi, Noureddine Saadane, Mustapha Harchi et Hasna Moumni entre autres.

A son tour, la productrice Rajaa Hassani est de la partie. A propos d’elle, M. Bensaidi, qui doit également une fière chandelle aux acteurs et à son équipe technique, révèle : «C’est une productrice qui m’a permis de faire ce film dans un geste artistique comme ça qui a démarré dans un travail autour de la magnifique et plus grande pièce au monde «La cerisaie» du dramaturge russe Anton Tchekhov». «Elle a produit cette œuvre avec ses propres fonds. C’est rare ! Cela nous a donné sûrement aussi une liberté, une manière de travailler différente», poursuit-il en pensant à d’autres comme Mustapha Derkaoui, Noureddine Saïl et Abderrahim Samadi. De son côté, Mme Hassani indique : «J’étais heureuse de travailler avec un grand réalisateur pour lequel j’ai beaucoup d’admiration».

La productrice, qui ne cache pas son admiration pour lui et les comédiens, n’hésite pas à s’exprimer spontanément malgré son émotion: «J’avais toujours envie de faire des choses avec lui. C’était une très belle collaboration dans une liberté». Dans l’intrigue de ce film, le spectateur découvre, en fait, la performance théâtrale du réalisateur qui figure également dans le casting. Le cinéphile y témoigne, en outre, des sentiments de joie, de tristesse, voire de colère à la fois des personnages dont la vie se déroule dans un grand domaine. Le tout sur fond de musique qui abonde dans le sens du film. A commencer par des chansons de Fayrouz, des œuvres marocaines, en passant par la musique classique. De quoi faire plaisir aux mélomanes aussi dans cette œuvre émise lors du festival parmi une quinzaine d’œuvres marocaines projetées lors du festival marqué par d’autres sections.

Une conversation avec un réalisateur discret qui fait de très beaux films
Invité à une conversation, le réalisateur français Leos Carax, de son vrai nom Alex Dupont, qui s’y fait un peu discret, laisse voir une carrière avec des œuvres époustouflantes. L’artiste, présenté par son pair David Rault, est passionné de films depuis l’enfance. M. Carax qui se qualifie de «rebelle et isolé» commence sa carrière par des courts-métrages comme «Strangulation blues» (1980) en noir et blanc de 17 min, dont des extraits sont diffusés lors de cette conversation, avant d’en faire d’autres en couleur. Environ quatre ans après, il passe au long-métrage avec «Boy meets girl». Puis trois films suivent.

Dans ses œuvres, il raconte souvent l’histoire de quelqu’un assez isolé. «Je ne parle pas beaucoup mais si je parle, je parle beaucoup», révèle l’interviewé qui a à son compteur «Mauvais sang» entre autres. «La couleur est un élément que je ne savais pas maîtriser. Je trouve plus de nuit que de jour», enchaîne-t-il en s’exprimant sur une crainte de la couleur. Il saisit son passage pour livrer ses regards sur le septième art. «On ne fait pas de cinéma sans rencontre», poursuit le réalisateur de «Annette» (2021), qui est une sorte d’opéra-rock avec Marion Cotillard et du film «Les amants du pont-neuf» avec un casting composé de Juliette Binoche et Denis Lavant dans une intrigue rythmée par des chansons de Fayrouz, rock et musique classique ainsi que des chorégraphies de ces deux comédiens qui dansent également au rythme de feux d’artifice.

Huit ans après, il contribue à «Tokyo». «Ce film m’a fait du bien», reconnait M. Carax, également réalisateur de «Holy Motors» avec la participation de Denis Lavant et Kylie Minogue. «Un film, c’est aussi de l’argent et des entrées, ainsi que des festivals et des prix pour plus de succès», ajoute le cinéaste qui dit aimer beaucoup le montage tout en révélant avoir déjà une idée pour le prochain film.

C’est le titre de la boite

«Abdelinho», 4ème long-métrage de Hicham Ayouch en avant-première

Le nouveau et 4ème long-métrage «Abdelinho» du réalisateur marocain Hicham Ayouch sera projeté ce mardi en avant-première lors du FIFM. Un film qui sera de sortie en début 2023. Dans l’intrigue, cette œuvre se déroule à Azemmour dont le jeune «Abdelinho» est issu. Il y travaille dans une petite mairie où il a pour principale mission de coller des timbres sur des enveloppes, dans une atmosphère des plus lugubres et des plus déprimantes. «Le jeune homme use de son imagination pour se rêver tout autre, en plongeant dans les histoires rocambolesques de sa série préférée. Obsédé par le Brésil, notre héros des temps modernes passe le plus clair de son temps à rêvasser d’une vie paisible partagée avec l’élue de son cœur : Une Brésilienne à la beauté déconcertante, héroïne d’une télénovela», détaille-il. Le cinéaste réalise le rêve de son héros. «Cette nouvelle vie suit son cours, jusqu’à l’arrivée de Amr Taleb, un télévangéliste étranger, star dans le monde arabo-musulman, qui ne tolère pas ce qu’il décrit de débauche des mœurs…», ajoute l’artiste dont l’œuvre est une satire qui offre un grand moment de rire et de détente, tout en poussant à la réflexion et la remise en question de plusieurs préceptes inhumains «vendus» au nom de la religion.

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