Culture

Vente aux enchères de la CMOOA: L’abstraction marocaine à l’honneur

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Événement
Le 25 juin, la CMOOA, la Compagnie marocaine des œuvres et objets d’art, organisera sa vente aux enchères à Casablanca. Elle met en lumière des œuvres d’art de plusieurs figures majeures de l’abstraction marocaine, témoignant de l’extraordinaire vitalité des recherches plastiques menées depuis les années 1970 jusqu’à nos jours.


La maison de ventes aux enchères au Maroc, la Compagnie marocaine des œuvres et objets d’art (CMOOA) est de retour à Casablanca pour célébrer l’art marocain. Elle organise le 25 juin une vente aux enchères réunissant des œuvres d’art de plusieurs figures majeures de l’abstraction marocaine, témoignant de l’extraordinaire vitalité des recherches plastiques menées depuis les années 1970 jusqu’à nos jours. «Comme toujours, réunir un ensemble cohérent d’œuvres de qualité est un travail de longue haleine. Les chefs-d’œuvre se font rares, les collections se transmettent de génération en génération et chaque découverte demeure une aventure humaine autant qu’artistique.

Cette édition intervient dans un contexte particulièrement favorable pour l’art marocain. Les expositions institutionnelles se multiplient, les musées internationaux portent un regard renouvelé sur notre création moderne et contemporaine, tandis que les résultats enregistrés sur le marché confirment l’intérêt croissant des collectionneurs», explique à cette occasion Hicham Daoudi, fondateur de la CMOOA. Et d’ajouter : « Le récent record obtenu par Ahmed Cherkaoui rappelle avec éclat l’importance historique des pionniers de la modernité marocaine et leur place légitime dans le récit international de l’art du XXe siècle.

Je souhaite également rendre hommage à André Elbaz, figure majeure mais longtemps insuffisamment reconnue de notre histoire artistique ». Les collectionneurs d’art découvrent ainsi à travers cette vente deux compositions historiques de Mohamed Melehi, réalisées en 1970-1971. Ces deux œuvres dialoguent avec une œuvre d’Abdallah El Hariri datée de 1974 et une rare composition sur panneau de Mohammed Kacimi exécutée vers 1973-1974. «Ensemble, elles illustrent un moment fondateur où une nouvelle génération d’artistes affirme une modernité visuelle puisant à la fois dans les langages internationaux de l’abstraction et dans les ressources esthétiques propres au Maroc».

Cette réflexion se prolonge à travers une composition de Mohamed Melehi réalisée en 2007, une œuvre de Mohamed Chabâa datée de 2010 ainsi qu’une toile de Malika Agueznay de 2013, témoignant de la permanence et du renouvellement de ces recherches au fil des décennies. «De la vague emblématique de Melehi aux signes calligraphiques d’Agueznay, en passant par les constructions géométriques de Chabâa et les tensions gestuelles de Kacimi, cet ensemble met en lumière la diversité des formes qu’a prises l’abstraction marocaine tout en rappelant son rôle essentiel dans l’émergence d’une modernité artistique singulière ». La vente met à l’honneur également une ancienne collection de Maïthé Majorelle, des œuvres de Jean Gaston Manatel, d’Adam Styka et d’autres.