Vente aux enchères : Que des «légendes» sous le marteau

Vente aux enchères : Que des «légendes» sous le marteau

La CMOOA rend hommage aux pionniers du «Mouvement de Casablanca»

La Compagnie marocaine des œuvres et objets d’art (CMOOA) est de retour à Casablanca pour célébrer l’art marocain. Elle organisera le 10 avril une vente aux enchères baptisée «Legends», comportant des œuvres des pionniers du «Mouvement de Casablanca», à savoir Farid Belkahia, Mohamed Melehi et Mohammed Chabâa. Cette vente précédée par une exposition publique du 3 au 9 avril, s’inscrit, selon les initiateurs, dans un long processus de travail, entamé en mai 2014, pour accompagner la reconnaissance du «Mouvement de Casablanca». «Sept ans plus tard, nous organisons cette manifestation qui se veut être une synthèse de nos précédentes recherches sur ce mouvement, considéré aujourd’hui comme l’un des plus importants de la seconde moitié du XXème siècle», indique Hicham Daoudi, fondateur de la CMOOA. Et d’ajouter que «le projet de cette vente est né cet été à Agadir, alors que Mohamed Melehi travaillait sur la conception d’une nouvelle charte visuelle et l’élaboration du mobilier urbain de la ville.

A l’annonce de son décès le 28 octobre dernier, nous avons décidé de reporter l’organisation de cette manifestation pour respecter une période de deuil nécessaire, au vu de l’impact que sa disparition a provoqué au sein de la scène artistique nationale». En effet, cette vente constituée d’un total de 29 lots donne à voir des œuvres les plus emblématiques de Mohamed Melehi à l’instar «Space Station New York, 1963». D’autres œuvres phares de cette vacation appartiennent à Mohammed Chabâa. La vente propose ainsi «Positif-négatif» de Farid Belkahia, datée 1968 et une œuvre phare de Chaibia Talal, datée août 1969. Cette manifestation propose, par ailleurs, les œuvres des autres artistes qui ont été associés au «Mouvement de Casablanca», notamment ceux qui ont fréquenté l’École des beaux-arts de Casablanca en tant qu’étudiants, entre 1966 et 1972, à savoir Ghattas Abdelkrim, Rahoule Abderrahman, Houssein Miloudi ou Abdallah El Hariri.

L’évènement offre en effet des œuvres d’autres artistes qui n’ont pas été enseignants ou étudiants à l’École des beaux-arts de Casablanca, mais qui ont apporté à des moments ou d’autres une importante contribution à l’art marocain, lors de la création de l’AMAP en 1972, ou durant la biennale de Bagdad de 1974, ou encore lors de l’exposition transmaghrébine de 1975 et durant le festival d’Asilah en 1978. «Il était important pour nous de revenir sur l’opposition entre le Groupe de Casablanca d’abord (et le Mouvement de Casablanca plus généralement) et Jilali Gharbaoui, qui était en marge de cette dynamique artistique des années 60, portée par le trio Belkahia-Chabâa-Melehi», expliquent les organisateurs.

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