Entretien avec Zahra Moufid, réalisatrice, productrice et actrice
[box bg= »# » color= »# » border= »# » radius= »0″]Zahra Moufid est une réalisatrice, productrice, actrice et scénariste. Elle est connue pour plusieurs films dont notamment «Pappy», «Shelter Me», «Inside Apollo House», «The Count of Monte Cristo» et «11th Hour». Elle a étudié le théâtre et travaillé comme actrice. Elle est titulaire d’une maîtrise en études des médias et d’un diplôme d’acteur à la Gaiety School of Acting en Irlande. Zahara a rejoint une agence de théâtre et s’est vue offrir une variété de rôles. L’année où elle a obtenu sa deuxième maîtrise en études des médias, l’Irish Times lui a proposé une mission pour filmer en Libye, ce qui impliquait une interview avec feu le colonel Kadhafi. Zahra a entrepris un nouveau rôle intéressant en tant qu’assistante du célèbre cinéaste irlandais Jim Sheridan qui travaillait alors sur le film «Réussir ou mourir» (2005) à Toronto. Zahra a tourné dans les coulisses de la réalisation de ce film. Ceci, à sa grande surprise, a été repris par MTV et Paramount Studios. Après avoir été diffusée par les producteurs de MTV, Paramount lui a proposé un contrat pour réaliser un documentaire sur les coulisses du film et sur Curtis James Jackson III, connu professionnellement sous le nom de 50 Cent. En 2014, elle a fondé le premier Festival du film arabe de Dublin (DAFF) avec Jim Sheridan comme président du festival. [/box]
ALM : En compagnie du célèbre cinéaste Jim Sheridan, vous êtes en pleine préparation du Festival annuel du film arabe de Dublin (DAFF). Pouvez-vous nous donner un avant-goût du programme de cette édition?
Zahra Moufid : Nous sommes en train de finaliser le programme définitif. Nous sommes très heureux que la 9ème édition se tienne en format présentiel car l’année précédente le festival s’est déroulé uniquement en ligne conformément aux restrictions sanitaires imposées par la pandémie du coronavirus.
La nouvelle édition connaîtra la participation de plusieurs stars et invités de marque. Nous sommes en train de penser à une Red Carpert 100% marocaine où notre cher pays sera l’invité d’honneur.
Toutes les éditions du festival étaient une réussite pour nous. Notre but à travers ce festival est de transmettre une belle image sur la culture marocaine en particulier et la culture arabe en général.
Je note que l’édition précédente avait connu la projection de plusieurs films dont deux marocains. Il s’agit de «Chaïbia, la paysanne des arts» et «La Marche Verte» de Youssef Britel.

Comment est née l’idée de ce festival?
En Irlande, il n’y avait pas de festivals dédiés aux films arabes. Je me suis dit pourquoi ne pas créer un festival qui permettra aux occidentaux de connaître notre culture arabe. Les premières éditions furent un grand succès. D’ailleurs, la première a connu la participation du défunt Omar Cherif et bien d’autres stars.
Vous êtes réalisatrice, productrice et actrice, quels sont vos projets ?
Je prépare une production intitulée «Hiba». Produite par Jim Sheridan, elle est actuellement en post-production. En fait, c’est un film en hommage à la femme marocaine. Il sera tourné entre l’Irlande et le Maroc et plus précisément dans la ville de Fès. J’espère qu’on pourra le réaliser cette année. Je prépare également des séries TV. Elles seront également tournées dans la ville de Dakhla dans les prochains mois. Et puisque je suis également scénariste, je suis en pleine écriture d’un livre.
Comment est née votre passion pour le cinéma ?
Ma passion pour le cinéma s’est révélée dès mon enfance. J’avais l’amour d’écouter des histoires racontées par ma grand-mère et ma mère. À l’âge de 20 ans, j’ai rencontré des gens qui partageaient ma passion, à l’instar de l’acteur Mohamed Meftah et d’autres réalisateurs. Après je suis partie en Irlande et aux Etats-Unis et j’ai fait plusieurs formations dont des cours de théâtre et du cinéma. J’ai eu mon master et j’ai réalisé plusieurs documentaires et courts métrages.
Et quand j’ai rencontré Jim, il est devenu mentor et mon professeur. J’ai commencé à travailler avec lui dans sa société de production. Je suis reconnaissante à Jim car c’est grâce à lui que j’ai pu apprendre le métier de cinéaste.
Qu’est-ce que vous a apporté l’expérience irlandaise ?
Les Irlandais ont une culture très riche en écriture. Ils encouragent la créativité. Ce sont des gens très sympathiques et simples. Ils apportent beaucoup de soutien. J’ai appris le sens de la créativité, l’écriture, le cinéma, à m’exprimer et faire beaucoup de choses.










